Le Drian s'explique sur son choix d'équiper l'armée avec des drones américains

Dans une tribune publiée le 31 mai dans Les Echos, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian revient sur la polémique qui a suivi son annonce de l'achat par la France de drones américains.

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Le Drian s'explique sur son choix d'équiper l'armée avec des drones américains

Dans sa tribune à lire le 31 mai dans Les Echos, Jean-Yves Le Drian s'explique, mais défend surtout sa position sur l'inertie française et européenne en matière de développement de drones, ces appareils volants pilotés à distance permettant la surveillance, le renseignement ou encore le combat s'ils sont armés de missiles.

Un des axes mis en exergue dans le Livre blanc de la défense publié le 29 avril est de "sortir d’une impasse opérationnelle et industrielle pour enfin doter la France de drones, pièces maîtresses du renseignement et de la guerre de demain", écrit-il.

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Les drones dits "tactiques" mis en œuvre par l’armée de terre en 2012, en Afghanistan notamment, sont des "équipements provi­soires et insuffisants", et ils "doivent être ­remplacés par des systèmes plus modernes".

Pour le ministre, la France a besoin de drones MALE (moyenne altitude longue endurance), pour couvrir des territoires plus grands. Sur ce sujet, il constate "que l’ensemble de la communauté de défense, le ministère autant que l’industrie, a manqué le virage de ce type d’équipement. Et ce qui est vrai en France l’est aussi en Europe".

"Le temps presse. Notre besoin en drones nous impose d’être pragmatiques", insiste Jean-Yves Le Drian. "(...) la situation immédiate au Sahel me conduit à ­lancer l’acquisition d’un équipement existant, parce que nous ne pouvons plus attendre. Devant nous, deux possibilités : le Héron-TP réalisé en Israël et le Reaper produit aux Etats-Unis. A très court terme, la piste américaine est la plus prometteuse, avec la perspective d’une première livraison de deux ­drones d’ici à la fin de cette année", détaille-t-il.

Le ministre s'explique donc sur sa nécessité à pallier l'urgence, mais il donne les traits du mouvement qu'il essaye d'insuffler en Europe autour des drones. " (...) j’ai proposé à nos partenaires européens, dans le domaine des drones Male, de nous regrouper, pour partager nos expériences et nos capacités, et impliquer nos industries dans la mise au point de ces équipements pour nos propres besoins. Cette ambition est d’ores et déjà en chantier", promet-il.

Et d'assurer son soutien aux acteurs industriels français de la défense : "L’industrie française et européenne est à la pointe de cette ­technologie, comme l’a démontré le premier vol du drone Neuron au début de cette année. Elle doit le demeurer et nous lui consacrerons à cette fin les moyens nécessaires".

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