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Le DRH doit être à la pointe de l’anticipation

Christophe Bys , , ,

Publié le

Qui a dit que les DRH étaient des super administrateurs, plus intéressés par le troisième alinéa d’un sombre décret que par les évolutions en cours. A l’occasion du premier congrès RH et industrie, les participants ont unanimement considéré que les directions des ressources humaines devaient anticiper pour mieux accompagner les évolutions de l’entreprise. Voire les initier.

Le DRH doit être à la pointe de l’anticipation © Victor1558 - Flickr - C.C

Anticiper, voilà le maître mot qui pourrait résumer l’agenda des directions des ressources humaines (DRH), à l’issue de la journée RH et industrie organisée par L’Usine Nouvelle, mercredi 21 mai.  Plus que jamais, à l’heure de la transformation permanente des entreprises, le rôle des DRH est apparu central. D’autant qu’il possède désormais davantage d’outils pour y parvenir. Olivier Chavanne, DRH de Total Refining & Chemicals, estime ainsi que les avancées contenues dans la loi sur la sécurisation de l’emploi de 2013 offrent des garanties pour réussir les restructurations nécessaires.

A sa façon, le tout nouveau directeur général du travail, Yves Struillou, n’a pas dit autre chose. Rappelant que si la loi de 2013 réintroduit dans les textes l’acteur administratif pour vérifier la validité des PSE, elle inscrit de fait que "les DRH retrouvent la maîtrise de l’ajustement de l’emploi". Les deux tiers des PSE signés depuis en Ile-de-France se sont conclus par des accords majoritaires signés dans l’entreprise.

Prévention des risques psycho-sociaux

Anticipation aussi dans la prévention des risques psycho-sociaux qui étaient au cœur de la première table ronde de la journée. L’avocat Michel Ledoux a ainsi rappelé au cours d’un exposé comment l’obligation de santé des salariés est devenue une obligation de résultat. "La justice attend des employeurs d’évaluer les risques et d’anticiper leurs conséquences sur la santé des salariés", a-t-il rappelé. A cet égard certaines entreprises sont à la pointe.

Ainsi, le chimiste nord-américain Dupont a crée un poste de "préventeur" des risques psycho-sociaux, poste qu’il a confié à Françoise Papacatzis, psychanalyste de formation. Pour résumer son rôle, elle a parlé d’"accompagner les mutations" et de "travailler en collaboration avec les DRH et les managers pour anticiper l’impact des changements". Le bien être au travail, c’est pour elle, un cadre clair où les responsabilités sont clairement distribuées. Paradoxalement, son attitude de prévention ne l’empêche pas de se tourner vers le passé et de convoquer le mythe d’Ulysse, figure du héros qui fait face à l’adversité. Toujours dans l’idée d’anticiper, elle plaide en faveur d’une expression "le plus tôt possible des plaintes des salariés", en créant des espaces de parole.

La numérisation facteur de boulversement

D’autres mouvements qui ne sont pas d’origine législative doivent être anticipés. C’est le cas notamment de la mondialisation et de la numérisation. Sur ce second point, l’exposé de Bruno Mettling, directeur général adjoint, chargé des ressources humaines d’Orange, a rappelé qu’en matière de numérisation, les entreprises n’ont encore rien vu. Celles qui pensent être arrivées au terme du processus peuvent s’inquiéter, il ne fait que commencer. "Nos façons de travailler vont changer irrémédiablement. Je ne sais pas dire exactement ce que sera Orange en 2020 mais je sais que ce sera très différent d’aujourd’hui", a-t-il expliqué. Il a notamment insisté sur les nouvelles générations - les "digital natives" comme on les appelle - qui vont pousser au changement. "Pour une fois, les entreprises sont en retard sur des évolutions qui sont nées en dehors", estime-t-il.

L’ultime table ronde de la journée consacrée à la mondialisation a rappelé aussi l’importance de l’anticipation dans ce domaine également. Où sera demain la croissance ? Comment faire en sorte de trouver les bonnes compétences là où il faut ? Et quelles carrières construire pour les salariés ? Tristan Lormeau, directeur ressources et compétences au sein du groupe Renault, travaille ainsi pour étudier zone par zone, les compétences dont il aura besoin. Si les principes RH sont décidés au niveau du groupe, les politiques sont ensuite déclinées au plus près du terrain. Car pour que l’anticipation des DRH s’inscrive dans la vie de l’entreprise, elles ont besoin de relais auprès du management. Olivier Chavanne, le DRH de Total  est formel : "la politique RH est un puissant levier d’engagement des salariés si elle est relayée par le management. Ce dernier a un rôle central dans la mobilisation et la motivation des équipes."

Christophe Bys

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