Le dossier Petroplus entre les mains d'Arnaud Montebourg

Une semaine après sa nomination en tant que ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg doit traiter maintenant les dossiers industriels de la campagne présidentielle. Parmi eux, celui de Petroplus à Petit-Couronne, en Seine-Maritime. Une première rencontre a eu lieu avec les responsables syndicaux. Entretien avec Yvon Scornet, délégué CGT, présent à la réunion.

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Le dossier Petroplus entre les mains d'Arnaud Montebourg

L’Usine Nouvelle – Quel est votre sentiment après la première réunion organisée avec le ministre et son équipe lundi 21 mai ?
Yvon Scornet -
Malgré la surprise du dossier "vide" laissé par l'équipe d’Eric Besson, nous n’avons pas voulu perdre de temps. Nous avions continué à travailler pendant la campagne et nous étions déjà en contact avec l’équipe qui s’occupe de l’industrie au Parti Socialiste. Aucune décision n'a été prise lors de ce rendez- vous, on a indiqué comment on voyait les choses et souligné les points de blocage qui pouvaient empêcher la reprise de la raffinerie. Et sincèrement, je suis content. Le changement du nom du ministère est déjà un bon début, un signe que les vrais problèmes sont au cœur du débat. Le travail est bien parti, nous étions face à une équipe à l’écoute, prête à dialoguer et ça fait plaisir.

Qu’attendez-vous du nouveau gouvernement ?
Nous ne voulons pas d’un repreneur à tout prix, nous ne voulons pas n’importe qui à la tête de ce site. Nous voulons travailler sur les dossiers des candidats intéressants qui sont à notre disposition. Nous demandons au ministère de prendre acte de ces dossiers, d’en discuter ensemble et de recevoir ces candidats afin qu’un dialogue se mette en place.

Je pense que les trois prochaines semaines vont être décisives. Tout ce que nous demandons est d’avoir un bon dialogue, contrairement à l’ancien gouvernement où les réponses étaient vagues et floues. Nous voulons de la clarté.

Qu’en est-il du problème de la dépollution du site ?
Nous avons abordé l'aspect de la dette environnementale laissée par les exploitants successifs du site. Les coûts de dépollution du site pourraient atteindre environ 160 millions d'euros. Cette facture et le gel que nous préconisons font partie des sujets qui seront abordés lors des prochaines réunions.

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