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L'Usine de l'Energie

Le directeur des activités mines d’Areva dément aussi le complot

Publié le

[ACTUALISE] - Après Luc Oursel en exclusivité sur le site de L’Usine Nouvelle le 18 janvier, c’est au tour de Sébastien de Montessus de contre-attaquer face aux critiques émises par l’ex-patronne du groupe nucléaire Anne Lauvergeon.

Le directeur des activités mines d’Areva dément aussi le complot © D.R.

Dans un entretien publié dans le Figaro le 20 janvier, le directeur des activités mines d’Areva rappelle qu’il a été nommé responsable des activités minières d'Areva par Anne Lauvergeon en juillet 2007, c'est-à-dire après l'acquisition d'UraMin.

Il explique qu’Areva avait chargé la société Apic d’enquêter sur les conditions de l’acquisition par Areva en 2007 de la société minière canadienne UraMin, actuellement au cœur du conflit entre Anne Lauvergeon et Areva. Il précise que les conclusions du rapport d’Alp Services ont été transmises à la direction générale fin mai 2010 et qu’elles évoquaient une opération très douteuse et potentiellement frauduleuse.
"En février 2011, sur fond là encore, de rumeurs insistantes, j'ai pris la responsabilité, en coordination avec la nouvelle Direction de la protection, de demander une contre-étude sur les conclusions d'Apic. Celles-ci étaient graves et je ne pouvais pas ne rien faire. Cette mission de contre-étude a été confiée à ALP Services, une agence ayant pignon sur rue dans le domaine de l'intelligence économique", explique-t-il. Mais il ajoute qu’à aucun moment n’a été demandée une enquête sur la vie privée de personnes, et encore moins l’utilisation de procédés illégaux.

Le calendrier comme preuve

Selon lui, il n’existe donc aucun complot à l’encontre d’Anne Lauvergeon. Il souligne que le calendrier démontre qu’il ne peut s’agir d’une opération de destabilisation car Alp Services chargée de mener son enquête a commencé de travailler début juin 2011, quelques jours avant le départ d’Anne Lauvergeon à la tête du groupe.

L’ex-patronne a pourtant déposé plainte en décembre dernier pour savoir si elle et son mari ont été la cible d'une enquête privée qui portait notamment sur les conditions de l'acquisition en 2007 d’UraMin.

La patronne du groupe a même accusé cette semaine lors d’une conférence de presse et dans un entretien à BFM radio directement les plus hautes instances françaises. L’ex-patronne a entretenu lors de ses derniers mois de mandat des relations notoirement mauvaises avec le chef de l’Etat. En juin dernier, il lui a donc préféré le numéro deux du groupe Luc Oursel pour présider le groupe.

Mais la plainte de l'ex-patronne n'est désormais plus la seule. En effet, un ancien cadre d'Areva, Daniel Wouters, a porté plainte à Paris pour violation du secret des correspondances après avoir été l'objet d'une enquête privée qui a également visé en 2011 le mari de l'ex-patronne du groupe, selon son avocate. C'est lui qui a dirigé l'activité mines jusqu'en juillet 2011. Il fait partie des cinq personnes qui ont été l'objet d'une enquête privée de la société suisse Alp Services en 2011.

Un comité interne a récemment été mis en place par Areva pour vérifier dans quelles conditions UraMin a été acquise et exploitée. Ses conclusions sont attendues fin février. L'Etat, actionnaire d'Areva à 87%, a également diligenté une enquête.
 

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