Le directeur de la technologie d’Airbus, Paul Eremenko, quitte le groupe

Un peu plus d’un an après sa nomination, le directeur de la technologie d’Airbus, Paul Eremenko, jette l’éponge. Un départ qui fragilise Tom Enders, qui avait propulsé l’ex Google à ce poste.

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Le directeur de la technologie d’Airbus, Paul Eremenko, quitte le groupe

La greffe n’aura pas pris. Promu directeur de la technologie d’Airbus en juin 2016 à 37 ans, Paul Eremenko quitte le groupe. Une information publiée jeudi 30 du site LaTribune.fr, confirmée à L’Usine Nouvelle par une source proche du dossier. L’ex Google qui devait secouer la R&T de l’avionneur et introduire un nouvel élan ne sera pas parvenu à s’intégrer au sein du groupe aéronautique. Il serait en partance pour le groupe américain UTC.

Il faut dire que la réputation de cet ancien de la Darpa, de Motorola et de Google, puis patron en 2015 du centre de recherche d’Airbus dans la Silicon Valley A3 lui prête au mieux l’envergure d’un visionnaire conduisant Airbus vers un nouveau modèle économique au pire une personnalité caractérielle faisant peu de cas des ingénieurs aéronautiques traditionnels. Selon une source interne, le management autoritaire de ce diplômé du MIT et de Caltech (California Insitute of Technology) lui a attiré de nombreuses inimitiés au sein d’Airbus.

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La recherche dans l'incertitude

Si son départ témoigne de la difficulté d’un grand groupe industriel à remettre en cause son ADN, il risque également de fragiliser un peu plus Tom Enders, le patron d’Airbus, acculé de toutes parts par la multiplication des affaires. C’est lui qui a directement propulsé le jeune agitateur au poste de CTO (directeur de la technologie, en anglais), en lieu et place de Jean Botti. Dès son arrivée, Paul Eremenko n’hésite pas à remettre en cause certains projets et à pousser en avant en particulier les projets de voitures volantes, comme Vahana et plus récemment l’E-Fan X.

Le nom de son successeur n’est pas encore connu, alors qu’Airbus refuse pour le moment de faire le moindre commentaire. Mais il aura fort à faire pour remotiver les équipes de recherches, déjà déstabilisées notamment par la fermeture du site de Suresnes (Hauts-de-Seine) annoncée en 2016 qui hébergeait plusieurs équipes de recherches. Une réduction de la voilure du côté de l’innovation qui s’inscrit dans le cadre de la réorganisation interne en cours du groupe.

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