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L'Usine de l'Energie

Le deuxième réacteur de Fessenheim bon pour dix ans de plus

Ludovic Dupin , ,

Publié le

L’ASN valide le fonctionnement du réacteur numéro 2 de Fessenheim pour 10 ans supplémentaires, sous réserve de travaux. Le président de la République a, pour sa part, annoncé que le réacteur fermerait au plus tard fin 2016.

Le deuxième réacteur de Fessenheim bon pour dix ans de plus © D.R.

A l’issue du troisième réexamen de sûreté décennal du réacteur numéro 2 de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a autorisé le site à dix ans supplémentaires de fonctionnement. Le gendarme de l’atome impose toutefois à l’exploitant EDF de réaliser des travaux importants. Le radier (couche de béton sous le réacteur) devra être épaissi afin d’empêcher qu’il soit traversé par le corium (cœur fondu) en cas d’accident. D’autre part, l’électricien devra mettre en place un système de refroidissement d’ultime recours. Ces deux chantiers devront être achevés d’ici au 31 décembre 2013. Ils s’ajoutent aux exigences post-Fukushima auxquelles les 58 réacteurs français devront se conformer progressivement d’ici à 2020.

Une décision en opposition avec la transition énergétique

Sans surprise, l’ASN a exigé du réacteur 2 exactement les mêmes travaux qui avaient été demandés au réacteur numéro 1 en juillet 2011. "Ayant fixé ces prescriptions, l’ASN n’a pas d’objection à la poursuite de l’exploitation du réacteur numéro 2 de la centrale de Fessenheim au-delà de son troisième réexamen décennal", indique un communiqué de l’Autorité indépendante. A coup sûr, cela va mettre de l’huile sur le feu à l’occasion du Débat national sur la transition énergétique. Cette consultation des ONG et d’acteurs de la vie publique, dirigée par la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, part du principe que la centrale de Fessenheim fermera ses portes au plus tard le 31 décembre 2016, comme promis par le président de la République, François Hollande.

Pour sa part, EDF est prêt à investir dans son outil industriel dans le cadre d’une vision à long terme et exigera un dédommagement si les deux réacteurs devaient être fermés de manière anticipée. Avec cette nouvelle décision de l’ASN, le gouvernement va devoir être très habile pour fermer Fessenheim. Invoquer des raisons de sûreté désavouerait l’ASN et pourrait ouvrir la voie à une remise en question du maintien des autres réacteurs ayant dépassé trente ans et se situant en zones inondables ou sismiques comme le Tricatsin (Drôme), Bugey (Ain) ou Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher)…

Ludovic Dupin

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