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L'Usine de l'Energie

Le détroit d’Ormuz cristallise les inquiétudes de l'Institut français du pétrole

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Face aux menaces de l’Iran de bloquer le détroit d’Ormuz, par lequel transite 22 % du pétrole mondial, l’institut français du pétrole énergies nouvelles craint une crise pétrolière. Une situation paradoxale au vu des belles marges de production affichées par les pays producteurs.

Le détroit d’Ormuz cristallise les inquiétudes de l'Institut français du pétrole © StormPetrel1 - Flickr - C.C.

Dans son panorama 2013 des énergies, présenté ce 30 janvier, l’Institut français du pétrole énergies nouvelles (Ifpen) affiche son inquiétude vis-à-vis d’une possible crise pétrolière. L’Iran, face aux embargos imposés par l’Union européenne, a relancé sa menace de bloquer le détroit d’Ormuz, véritable artère mondiale du pétrole. Ce petit bras de mer de 30 kilomètres de large voit transiter 17 millions de barils par jour, soit 22 % de la consommation mondiale. Et les capacités de contournement du détroit se limitent à 4 millions de barils par jour.

L’inquiétude de l’Ifpen tient aussi à l’attitude des marchés en 2012, qui se sont montrés "volatils et nerveux", explique Olivier Appert, son président. Ainsi, le baril a atteint un point haut en mars 2012 lorsque les tensions avec l’Iran ont culminé, et un point bas à 88 dollars suite au sommet européen du 30 juin. l’Ifpen a identifié deux périodes sensibles en 2013 : la période électorale de janvier en Israël et les élections en Iran en juin.

Cette inquiétude est paradoxale car "hors grave problème géopolitique, une détente des prix est possible", constate Olivier Appert. Elle viendrait d’une augmentation des marges de capacité de production de l’Opep, qui passeraient de 3,5 millions de barils par jour en 2012 à 5,5 millions de barils par jour en 2013. Les raisons sont la hausse de la production irakienne et de celle des huiles de schistes, combinées à une faible croissance de la demande (+0,9 million de barils par jour en 2012). Dans ce contexte, l’Ifpen prédit un prix du baril entre 100 et 120 dollars en 2013 avec une forte volatilité.

Ludovic Dupin

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1 commentaire

Nom profil

30/01/2013 - 17h13 -

Bref, tout va très bien... sauf que les prix vont regrimper.
Au fait, et la baisse des puits classiques?
22 % et 17 millions de barils, celà correspond à 77 millions, et non pas les 86 - 88 habituels.
Vous avez dit peak oil, comme c'est bizarre.
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