Le design, encore trop souvent à la peine dans le textile et l'ameublement

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On en parle de plus en plus, mais le design peine encore à entrer dans les PME du textile ou de l’ameublement. Devant ce constat, le réseau R3iLab tente de faciliter les interactions entre industriels et designers…

Le design, encore trop souvent à la peine dans le textile et l'ameublement © DR

"Développer de nouveaux produits et conquérir de nouveaux marchés par le design". C’est l’objectif que s’est fixé en 2009 le programme Tech & Design lancé par le Réseau Innovation Immatériel pour l’Industrie (R3iLab). Un travail de longue haleine, tant le "design n’est pas encore entré dans les mœurs des industriels", affirme Danièle Clutier, secrétaire générale du R3iLab et Directeur d’études et conseils à l’Institut français de la mode (IFM).

Selon une étude présentée le 29 mars, lors du salon de la haute façon, "Made in France" by Fatex, et réalisée par l’IFM et l’agence pour la promotion de la création industrielle (APCI), "les entreprises ne mesurent pas l’importance et les effets du design sur leur business, en dehors de la seule augmentation du chiffre d’affaires". Alors qu’il permet d’apporter aussi "une meilleure visibilité à l’entreprise et d’augmenter notamment sa valorisation financière".

60 % des industriels interrogés avouent ne pas faire appel au design pour leur produit. "Le design est souvent perçu comme un coût et non comme un avantage concurrentiel", constate Danièle Clutier. Le coût est d’ailleurs considéré pour 46 % des industriels interrogés comme un principal frein à l’utilisation du design dans l’entreprise, avec "le manque de culture design dans l’entreprise".

30 binômes "industrie-design"

Pour améliorer l’intégration du design chez les fabricants du textile ou de l’ameublement, le réseau R3iLab coache et met en relation depuis 2009 les industriels et les designers. 30 projets, financés avec l’aide du ministère de l’Industrie, ont donné naissance à de nouveaux produits, dont certains sont déjà commercialisés, pour être plus en phase avec les attentes du marché. Et susciter l’intérêt des consommateurs.

C’est le cas par exemple d’Armor Lux qui a travaillé avec Christian Biecher, de Garnier-Thiébaut avec José Levy ou de Le Chameau avec Leffranc Ferrant. La Société choletaise de fabrication a travaillé de son côté avec François Azambourg pour mettre au point un tabouret en kit, réalisé à partir de cordes rigidifiées, tandis que Lemaître Demeestère a réalisé avec l’agence Les Sismo Design du mobilier en fibres de lin tissées (photo ci-dessous). Tous espèrent que ces projets pourront servir bientôt de relais à leurs ventes. Reste à trouver des distributeurs motivés...

Selon l’étude de l’IFM et l’APCI, environ 51 000 personnes travaillent sur le design en France, dont 50 % intégrés dans des entreprises et 50 % indépendants.

 

 

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