Le déficit commercial s'aggrave en août, sous le poids de l'énergie

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Le déficit commercial de la France s'est encore alourdi en août de 5,379 milliards d'euros, après 4,834 milliards d'euros en juillet, en données corrigées des variations saisonnières selon les Douanes, qui publient ces chiffres ce mercredi.

En glissement annuel, le gouffre atteint -51,319 milliards d'euros. L'aggravation de la fin de l'été est à mettre au compte du poids des prix de l'énergie. Encore modérée en juillet, la facture a été sérieusement dopée en août par les achats dans ce secteur, culminant à 7,8 milliards d'euros, tandis que les achats agricoles enregistrent de leur côté "une poussée liée à d'importants approvisionnements en graines oléagineuses", relève Bercy. Du coup, les importations ont augmenté de 1,9% en juillet à 40,668 milliards d'euros.

"Déficit de compétivité"

Petite surprise, les exportations ont légèrement progressé, à 35,289 milliards (+0,8%). Les ventes industrielles sont les mieux orientées, notamment dans l'industrie aéronautique et spatiale (14 Airbus et 2 satellites), pour les biens intermédiaires (métaux) et comme toujours dans les produits pharmaceutiques, toujours prisés à l'étranger. Mais parallèlement, la baisse des ventes dans l'industrie automobile se poursuit, notamment auprès des grands partenaires de l'Union (-500 millions d'euros depuis le début de l'année). Par ailleurs, les ventes de produits pétroliers raffinés et agroalimentaires se tassent.

Solde commercial : -5,379 Mrds
Août 2008



Par destination géographique, les exportations dans les pays tiers sont les plus dynamiques. Elles confirment leur rebond vers la zone Amérique et redémarrent en Asie. Après un recul observé au cours du premier semestre, les ventes vers l'Espagne reprennent. Du côté des importations, le Golfe progresse encore, mais aussi l'Amérique avec les Etats-Unis (équipements professionnels, pharmacie) et le Brésil (minerais). Pour Alexander Law, économiste chez Xerfi, la dégradation du solde vis-à-vis de la zone euro, prouve que "la détérioration de l'environnement économique et le déficit de compétitivité ont donc un poids plus lourd que les questions strictement monétaires".

Et tous les autres indicateurs étant passés au rouge, comme la croissance, le chômage, la consommation ou la production, "il n'y a pas d'amélioration à attendre à court terme", conclut l'économiste.

Carmela Riposa

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