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Le cuivre pénalisé par les spéculations

Publié le

En baisse de plus de 30 % depuis juin 1997, les cours à trois mois ont du mal à se stabiliser au-dessus de la barre des 1 800 dollars la tonne.


Sur la place londonienne, la plupart des fonds d'investissement demeurent orientés à la vente de leurs contrats sur le cuivre. De plus, leurs politiques de négociation sont désormais exclusivement calées sur le court terme. Ce qui fait réagir les producteurs de métal rouge par un surcroît d'offres à chaque fois que des hausses des cours se produisent. Du côté du niveau des stocks sur le LME, il n'y a pas non plus une grande visibilité. Après plusieurs semaines de baisse, les réserves mondiales de cuivre ont fortement progressé et ont dépassé 275 000 tonnes. Mais il serait erroné d'y déceler le dégagement d'une quelconque tendance de fond.

Les observateurs arguent que ces amples mouvements de balancier des stocks relèveraient essentiellement d'obscures manoeuvres visant à conditionner artificiellement les prix. Tous ces facteurs techniques contribuent grandement à la déprime du métal rouge, déjà bien attaqué par la réduction de la demande asiatique. Selon les spécialistes du US Geological Survey, en 1998, la demande mondiale de cuivre raffiné ne devrait pas dépasser de plus de 1,5 à 2 % celle de 1997. Pendant ce temps, en dépit des nombreuses annonces de baisse de la production, les volumes proposés à la vente devraient augmenter davantage.








 

 

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