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Le cristal fait des éclats

Publié le

Pas de quartier entre verriers ! Les cristalleries traditionnelles menacent Arc International de saisir la justice pour tromperie du consommateur en vendant son Diamax sous la marque Cristal d'Arques Paris.

- Chiffre d'affaires des cristalleries françaises en millions d'euros

2007

167

2008

149

2009

147*

*Dont 60 % réalisés à l'export

- Six fabricants en France Cristalleries Saint-Louis, Lalique, Baccarat, Daum, Royale de Champagne et Cristallerie Montbronn.

SOURCE : FCVMM

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Cristal or not cristal ? Telle est la question. Suite à notre article intitulé « Le plan anti-crise d'Arc International » (« L'Usine Nouvelle » du 21 octobre), la polémique enfle dans les cristalleries. En cause : l'utilisation du terme cristal par Arc International pour commercialiser son nouveau matériau, le Diamax, plus solide et plus écologique que le cristal. Depuis le printemps, le leader mondial des arts de la table vend ce verre ultra-clair sous la marque Cristal d'Arques Paris. Les cristalleries voient rouge et dénoncent un « tour de passe-passe ». « Le Diamax n'est pas un cristal. Arc entretient la confusion dans l'esprit du consommateur », martèle Jacques Mouclier, le président de la Fédération des cristalleries et verreries à la main et mixtes.

UN BRAS DE FER ÉCONOMIQUE 

Depuis 1972, une norme européenne encadre la dénomination « cristal ». « C'est une norme non certifiante. Il n'y a pas de labellisation, mais tout industriel indiquant fabriquer du cristal doit respecter les critères, reconnus au niveau mondial », explique-t-on à l'Afnor. Face aux accusations, Arc International se défend : « Nous n'avons jamais dit que le Diamax était du cristal. » Le groupe a même rédigé en décembre 2009 avec l'Afnor « un accord international d'atelier » pour faire reconnaître son verre. Le texte pourrait donner naissance à une norme, si les professionnels donnent leur accord. L'enjeu de ce bras de fer reste avant tout économique. « Avec ce verre, Arc cible le marché nord-américain. Le cristal y subit des restrictions à l'importation, motivées par des risques de migration du plomb dans les liquides. Un problème auquel n'est pas confronté le Diamax », analyse un observateur. Mais en commercialisant son Diamax sous la marque Cristal d'Arques Paris, Arc sème le trouble. « Nous envisageons de saisir la DGCCRF », avertit Jacques Mouclier.

 

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