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Quotidien des Usines

Le creuset des tablettes Qooq, made in France

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Publié le

Made in France C'était un cadeau de Noël possible à glisser sous le sapin cette année. Depuis plusieurs semaines déjà, la maison mère Unowhy a relocalisé en France la production de sa tablette Qooq. En partenariat avec Éolane, les process industriels ont été remis à plat. L'automatisation garantit le niveau de qualité et le coût de la main-d'oeuvre a été abaissé.

Le creuset des tablettes Qooq, made in France © Patrice Desmedt

L'usine d'Éolane est installée à la lisière de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). C'est là qu'est fabriquée la tablette Qooq d'Unowhy, une PME qui conçoit et réalise du contenu et des services multimédias dans l'univers culinaire. C'est la seule tablette de nouvelle génération construite en dehors d'Asie. En cette mi-octobre, une poignée de techniciens montent les têtes de séries, les premières tablettes bonnes à être commercialisées. Trente des 100 pièces prévues ont été terminées dès le premier jour.

"La première tablette assemblée a fonctionné parfaitement, commente Jérôme Lairy, le directeur de l'usine. C'est exceptionnel !" Sur l'emplacement de quelques mètres carrés dédié à Unowhy, le calme règne comme ailleurs dans l'usine. Pour insister sur l'automatisation des tâches, Jérôme Lairy s'attarde sur les machines capables de placer jusqu'à 60 000 composants à l'heure et aussi sur les produits finis, des box internet pour le marché professionnel, des routeurs, des systèmes de gestion de l'affichage multi-écran, de l'électronique médicale pour les marchés français et japonais et de l'électronique militaire.

Un travail collaboratif

Sandrine Lonak, l'ancienne responsable de la prospection d'Éolane, a joué un rôle important dans la concrétisation du partenariat noué par le concepteur et son sous-traitant. "J'ai contacté Unowhy, je les ai relancés, se souvient-elle. Je ne voulais pas lâcher le morceau, car nous avions de vrais arguments." Sa ténacité a payé, rencontrant en écho la volonté de relocalisation de Jean-Yves Hepp, le président et cofondateur d'Unowhy. Peu convaincu par l'expérience de deux ans de fabrication en Chine, il voulait arborer le made in France sur sa tablette.

"La mise au point est le fruit d'un travail collaboratif entre des entités d'Éolane et d'Unowhy, explique Jérôme Lairy. Nous avons fait appel au bureau d'études de Caen, au site de Combrée pour la partie mécanique, à Saint-Agrève pour la fabrication de la carte processeur et à Éolane Sourcing." Entre la Saône-et-Loire, le Calvados, le Maine-et-Loire, l'Ardèche, Suzhou en Chine et Paris, où Unowhy a son siège, les visioconférences ont été nombreuses. "Nous avons beaucoup apprécié les discussions avec l'équipe d'Unowhy, poursuit Jérôme Lairy. Ils ont une vraie approche industrielle et nous ont considérés comme un partenaire, pas comme un simple exécutant qui n'a pas son mot à dire. C'est la clé du succès."

Mieux qu'en Chine

Au fil des discussions, le processus industriel s'est affiné. Le nombre de vis de la Qooq est passé de 15 à quatre, grâce à la mise en place de clips. Quatre coups de tournevis électrique, quelques clics, un pivotement de la tablette sur la platine spécialement conçue, l'opératrice, qui débute pourtant à ce poste, n'hésite pas et travaille rapidement sans chercher à aller vite. Tout est conçu pour placer exactement le boîtier, le maintenir et assurer un assemblage parfait. Un gage de rapidité mais aussi de qualité. En Chine, tout était fait à la main, sur un tapis roulant, et la qualité n'était pas stable.

"Sur la première Qooq, nous avions environ 10 % de retour, se souvient Bertrand Caillaud, le directeur technique et cofondateur d'Unowhy. Je reconnais qu'au début je ne croyais pas qu'un sous-traitant français puisse être compétitif. Éolane nous a convaincus de revoir les process. Le résultat le plus impressionnant, c'est le montage de l'écran." Autre exemple, le recours aux codes-barres et aux douchettes pour automatiser le suivi de la production. Les Chinois utilisaient, eux, le système D, avec des bouts de ruban adhésif collés sur les produits !

Les têtes de série terminées, les cadences ont pu augmenter, les dirigeants d'Unowhy espérant vendre 10 000 Qooq pour Noël, et 30 000 sur l'année. Avec sa production continue six jours sur sept et trois équipes, Éolane s'est donné les moyens d'atteindre ces objectifs.

EN QUELQUES DATES

Octobre 1975 - Création de Selco
2000 - Naissance de la marque Éolane
2002 - Rachat de l'usine de Montceau-les-Mines à Combel Novembre
2009 - Début des discussions entre Éolane Montceau et Unowhy
Mai 2010-février 2011 Établissement du cahier des charges de la Qooq "V2" et de la pré-étude de faisabilité
Mars 2011 - Lancement des études définitives et prototypage
Octobre 2011 - Fabrication des têtes de séries et lancement de la production

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