Le coût des stands devient prohibitif au Salon de l'Agriculture

Cette année encore, près de 1 000 professionnels exposeront leurs produits Porte de Versailles pour le Salon de l'agriculture. Une présence qui permet aux professionnels de se faire connaître du grand public, mais dont le coût n'est pas négligeable.

Partager
Le coût des stands devient prohibitif au Salon de l'Agriculture
Les éleveurs présents au Salon de l'Agriculture

Syndicats, producteurs, régions et entreprises agroalimentaires. A partir de ce samedi 23 février et durant neuf jours, plus de 945 exposants se partageront les sept halls du parc des expositions de Paris pour le Salon de l'agriculture. Leur objectif : capter l'attention, susciter l’intérêt et répondre aux questions des plus de 700 000 visiteurs qui se rendent chaque année Porte de Versailles. Une démarche qui a toutefois un coût considérable.

10 000 euros les 9 mètres carrés

Selon nos informations, le prix de la présence au Salon de l'agriculture varie en fonction du mètre carré occupé. "En moyenne, il faut compter entre 200 et 500 euros selon le hall occupé", nous explique un exposant. Un tarif auquel il faut rajouter des frais d'inscription, ceux du parking, de l'électricité, de l'eau. "Au total, le tarif pour un stand de 9 mètres carrés dépasse rapidement les 10 000 euros", ajoute ce professionnel. Pour réduire ce coût, certains exposants choisissent donc de partager un espace commun. C'est le cas de Ferme France qui réunit plusieurs start-up du digital.

D'autres, peuvent compter sur le soutien de leur département ou les chambres régionales d'agriculture pour prendre en charge une partie des coûts relatifs à leur présence sur le salon, c'est le cas notamment des éleveurs. Enfin, des tarifs spéciaux sont proposés dans certains secteurs du Salon comme dans celui de l'artisanat et du patrimoine rural.

Départements absents

C'est par ailleurs le coût du Salon qui a poussé, cette année, plusieurs départements français à ne pas y participer. Ainsi, la Bourgogne ne sera représentée que par deux de ses quatre départements. La Nièvre et l'Yonne ont fait le choix de ne pas se déplacer à Paris et de privilégier les "circuits courts". Même son de cloche pour le territoire de Belfort et la Haute Saône.

Retombées indirectes

Ces tarifs sont-ils justifiés ? Pour beaucoup d'exposants, les retombées financières directes ne compensent pas les tarifs appliqués. En 2016, les producteurs de poules Soie avaient calculé qu'ils leur faudrait vendre 1 000 poussins à 10 euros pièce pour rembourser leur stand de 10 000 euros. Pour beaucoup d'exposants, le Salon est surtout l'occasion de présenter leurs produits au grand public et de répondre aux questions des consommateurs. Présente sur le Salon, l'Agence Bio entend, par exemple, profiter de sa présence pour démonter les doutes des consommateurs et faire connaître les démarches et le cahier du charge du bio au plus grand nombre. Au total, près de 700 000 visiteurs se rendent chaque année au salon.

SUR LE MÊME SUJET

Sujets associés

NEWSLETTER Agroalimentaire

Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes...

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

Tous les événements

LES PODCASTS

A Grasse, un parfum de renouveau

A Grasse, un parfum de renouveau

Dans ce nouvel épisode de La Fabrique, Anne Sophie Bellaiche nous dévoile les coulisses de son reportage dans le berceau français du parfum : Grasse. Elle nous fait découvrir un écosystème résilient, composé essentiellement...

Écouter cet épisode

Les recettes de l'horlogerie suisse

Les recettes de l'horlogerie suisse

Dans ce nouvel épisode de La Fabrique, notre journaliste Gautier Virol nous dévoile les coulisses de son reportage dans le jura suisse au coeur de l'industrie des montres de luxe.

Écouter cet épisode

Le rôle des jeux vidéo dans nos sociétés

Le rôle des jeux vidéo dans nos sociétés

Martin Buthaud est docteur en philosophie à l'Université de Rouen. Il fait partie des rares chercheurs français à se questionner sur le rôle du jeu vidéo dans nos sociétés.

Écouter cet épisode

Les coulisses d'un abattoir qui se robotise

Les coulisses d'un abattoir qui se robotise

Dans ce nouvel épisode de La Fabrique, Nathan Mann nous dévoile les coulisses de son reportage dans l'abattoir Labeyrie de Came, dans les Pyrénées-Atlantiques, qui robotise peu à peu ses installations.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

BUREAU VERITAS

Chargé de Certification Clients Production Bio (F-H-X)

BUREAU VERITAS - 21/01/2023 - CDD - Valence

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

Accédez à tous les appels d’offres et détectez vos opportunités d’affaires

976 - KOUNGOU

Mise en place de vidéo protection.

DATE DE REPONSE 06/03/2023

+ de 10.000 avis par jour

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS