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Le couple Henri Proglio / Patrice Caine tiendra les rênes du groupe Thales

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[Actualisé] La nouvelle direction de Thales sera finalement bicéphale : les deux principaux actionnaires du groupe, l'Etat et Dassault Aviation, se sont enfin mis d'accord sur deux noms pour succéder à Jean-Bernard Levy à la tête de l'industriel français. La présidence non-exécutive du conseil d'administration reviendra à l'ex dirigeant d'EDF, Henri Proglio, alors que la direction opérationnelle sera aux mains de Patrice Caine. Cette décision a été prise le 23 décembre au cours d'un conseil d'administration qui devait initialement se dérouler le 22, pendant lequel Patrice Caine a été nommé temporairement PDG de Thales, pour préparer cette disociation des fonctions.

Le couple Henri Proglio / Patrice Caine tiendra les rênes du groupe Thales © Photopointcom ©THALES

Actualisation du 23 décembre à 14 heures 19 : C'est un tandem qui mènera désormais la danse chez Thales : les deux principaux actionnaires du groupe, l'Etat et Dassault Aviation, qui détiennent respectivement 26,3 et 25,3 % des parts de l'entreprise, se sont enfin accordés sur deux noms pour succéder à Jean Bernard Levy, comme annoncé dans un communiqué du groupe. Ce diplômé de Polytechnique (X 1973) et de Télécom ParisTech a quitté la société d'aéronautique de défense et de spatial en octobre, pour prendre la tête de l'énergéticien EDF.

Henri Proglio, l'ancien patron d'EDF, a été choisi pour devenir président du conseil d'administration le 23 décembre, au cours d'une réunion des administrateurs du groupe qui devait initialement avoir lieu la veille. Ce fils de maraîcher d’Antibes, diplômé d’HEC, a passé quarante ans à la Compagnie générale des eaux, jusqu’à la diriger. Il tiendra les rênes de l'industriel tricolore avec Patrice Caine, qui a été choisi pour occuper le poste directeur opérationnel. Il a été élu temporairement PDG du groupe pendant ce conseil d'administration, pour préparer cette dissociation des fonctions.

le dauphin de Jean-Bernard Levy

A 44 ans, il est considéré comme le dauphin de l'ancien patron de Thales, Jean-Bernard Levy. Ce dernier a fait de Patrice Caine son bras droit dès son arrivée en février 2013. Il l'avait alors nommé directeur général opérations et performance. Ensemble, ils ont apaisé les tensions fortes qui existaient entre la direction et les syndicats du groupe.

"C'est lui qui est à la manœuvre du plan de transformation Ambition 10", expliquait en novembre à L'Usine Nouvelle Didier Gladieu, délégué CFDT de Thales. Ce plan sur dix ans vise à doper la rentabilité de l'industriel et à accroître de 10 milliards d'euros son chiffre d'affaires. L'approche consensuelle du dialogue social de Patrice Caine est appréciée. "Il a impliqué les cadres dirigeants ainsi que le personnel pour définir ce plan" poursuit le syndicaliste.

Leur priorité numéro un : stabiliser la société

La candidature de Patrice Caine était soutenue par l'Etat. Dassault Aviation voulait placer à la tête du groupe un autre homme clef de l'Etat-major de Thales, le directeur général adjoint systèmes de mission de défense, Pierre-Eric Pommellet. Les deux parties ont discuté pendant plusieurs semaines pour trancher. Faute d'un accord, Thales a nommé le 27 novembre Philippe Logak PDG par intérim "jusqu’à la décision définitive". Il était jusqu'alors secrétaire général du groupe d’électronique de défense et civile.

La nouvelle équipe dirigeante va devoir stabiliser la société sans perdre de temps. Le PDG sortant a quitté le navire moins de deux ans après son arrivée. Son prédécesseur très controversé, Luc Vigneron, n'a jamais réussi à obtenir la confiance des syndicats. Très critiqué pour sa mauvaise gestion de la société, il n'est lui-même resté en poste que trois ans. "Ces changements à répétition créent de l'instabilité à la fois en interne et vis à vis de nos grands clients", affirmait en octobre à L'Usine Nouvelle Laurent Trombini, représentant de la CGT pour Thales.

Lélia de Matharel

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