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Le Corac lance une deuxième phase d’investissements autour de l'avion du futur

Olivier James , , ,

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Le conseil pour la recherche aéronautique civil (Corac) prépare une nouvelle vague de projets. En jeu : favoriser le partage d’informations entre les industriels afin de définir l’avion du futur.

Le Corac lance une deuxième phase d’investissements autour de l'avion du futur © D.R

Le secteur aéronautique se porte bien mais la recherche a un rôle crucial à jouer pour soutenir sa croissance. C’est le message qu’a voulu porter Michel Mathieu, à la tête du Conseil pour la recherche aéronautique et civile (Corac), lors d’une rencontre avec la presse organisée par l’AJPAE (Association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace). Des propos qui rappellent qu’à l’heure où les hausses de cadences de production demeurent la priorité numéro un des industriels de l’aéronautique, la recherche reste le garant de la compétitivité du secteur sur le long terme. Allègement des appareils, baisse de la consommation d’énergie, diminution des nuisances... Autant de problématiques qui nécessitent, pour plus d’efficacité, une mise en musique par un acteur commun.

L’intervention de Michel Mathieu s’explique par le lancement imminent d’une deuxième vague de projets du Corac. "Nous allons définir jeudi 30 janvier quels seront les nouveaux démonstrateurs, a expliqué Michel Mathieu. Cette rencontre se déroulera en présence de la Direction Générale de l’Aviation Civile, des grandes entreprises et de nombreuses PME". Des démonstrateurs ? Il s’agit de plateformes de démonstration, chacune dédiée à une thématique technologique et portée par un industriel, dans lesquelles les acteurs partagent leurs informations. Participent à ces démonstrateurs tous les grands de l’aéronautique en France (Airbus Group, Safran, Dassault, Thalès, Latécoère… ) mais aussi une myriade de PME.

Vers l’avion communicant

Le Corac a été créé en juillet 2008 à partir d’engagements pris fin 2007 lors du Grenelle de l’Environnement, sous l’impulsion de la DGAC et du Groupement des Industriels français de l’Aéronautique et du Spatial (Gifas). Il vise à établir une feuille de route technologique coordonnée et à veiller à sa mise en œuvre. Le budget de la première phase avoisinait les 700 millions d’euros côté industriels et autant provenant de l’Etat dans le cadre du Grand Emprunt. "Le budget de la deuxième phase est en cours de définition", a précisé Michel Mathieu. Il devrait vraisemblablement être inférieur.

Le nouveau lancement d’appels à candidature concernera trois axes de développement : les nouvelles configurations d’avions et la propulsion avancée ; l’usine aéronautique du futur ; et enfin les systèmes embarqués et les automatismes. "Nous devons anticiper les grandes ruptures, a affirmé Michel Mathieu. La recherche s’oriente de plus en plus, par exemple, sur l’avion et son environnement, sa capacité à communiquer dans un système".

Olivier James

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