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Le coq et le dragon

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Publié le

Le coq et le dragon © Peter Fuchs - Flickr - C.C.

Les entreprises citées

Vis-à-vis des dirigeants chinois qui adorent évoquer l’Histoire, voilà deux belles entrées en matière pour François Hollande qui devra briser la glace lors de sa visite en Chine, à la fin du mois, lorsqu’il il atterrira en terra incognita. La première, est l’approche des cinquante ans de la reconnaissance choc de la Chine populaire par le général de Gaulle, un souvenir, toujours vivace à Pékin, qui sera célébrée en 2014. La seconde se rapporte au mentor du président français : François Mitterrand. Cela fait trente ans, presque jour pour jour, qu’en mai 1983 lors de sa première visite officielle en Chine était conclu l’accord ouvrant la voie à la vente d’une première centrale nucléaire (Daya Bay). Un coup de maître montrant l’importance du temps (long) dans l’ex-empire du Milieu.

Pour le reste, entre l’actuel locataire de l’Élysée et Xi Jinping, son nouvel homologue chinois, la relation politique reste à construire, dans un pays où celle-ci est (presque) tout. En tout cas, les médias officiels chinois, rivalisaient de qualificatifs ces derniers jours pour surligner la "haute importance" de ce voyage. Et rappeler que François Hollande sera le premier dirigeant d’un grand pays occidental accueilli par Xi Jinping. Bon signe. Entre les dossiers coréens, iraniens ou syriens, les sujets de discussion stratégiques ne manquent pas. Mais l’économie, surtout, sera au centre de cette visite. Car si en 1983 (ne parlons pas de 1964 !) le PIB de la Chine, alors miséreuse, équivalait à moins de la moitié de celui de la France, celui-ci pèse quatre fois plus lourd désormais. Les 1 200 entreprises françaises présentes en Chine y font souvent des merveilles mais sur le sujet des échanges commerciaux, le coq semble bien frêle à côté du dragon.

La Chine est devenue notre deuxième fournisseur dans une envolée incontrôlable. Le "rééquilibrage" commercial (notamment le sujet croissant des barrières non tarifaires), a d’ailleurs été l’un des messages martelé par Laurent Fabius et Pierre Moscovici lors de leurs passages en Chine ces derniers mois pour préparer la visite présidentielle. Il y a de quoi. En 2012, la France a acheté pour plus de 41 milliards d’euros de marchandises chinoises. Un record ! Entre ventes d’Airbus, Château Lafitte, poudre de lait et autres sacs Vuitton, les exportateurs français ne se défendent pourtant pas si mal car nos expéditions ont bondi de 11% l’an passé. Mais notre déficit avec la Chine reste abyssal : 21 milliards d’euros, le plus gros trou du commerce extérieur. Et l’Allemagne, même si elle enregistre, elle aussi, un déficit (bien plus modeste) avec la Chine y détient une part de marché plus de trois fois supérieure à la nôtre. Même loin de Paris, difficile d’échapper au sujet de la compétitivité.

Pierre-Olivier Rouaud

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