Quotidien des Usines

Le contrat de partenariat est né.

, , , ,

Publié le

Le contrat de partenariat est né. Le ministre de l'Economie et des Finances a présenté hier, cette "nouvelle forme d'association de l'entreprise privée aux investissements et à l'exploitation d'équipements ou de services publics." Elle est censée pallier les problèmes de financement de l'Etat et des collectivités territoriales, note La Tribune .

Contrairement à la concession, qui est rémunérée par des recettes commerciales, le partenariat privé-public entraînera une redevance payée par le donneur d'ordre public, et fixée à l'avance sur la base du cahier des charges. Ce type de contrat pourra s'appliquer, entre autres, à l'investissement dans des prisons, des hôpitaux, des autoroutes ou des universités.

Les introductions reprennent des couleurs avec Snecma. L'ouverture du capital du motoriste aéronautique aurait attiré 800.000 particuliers, selon La Tribune. L'équipementiers serait ainsi valorisé autour de 4,3 milliards d'euros. Ce succès comble les professionnels qui voient réapparaître sur les marchés boursiers des dossiers d'envergure. Outre Snecma, l'italien Enel Avec Terna, l'allemand Deutsche Post, avec Postbank et le français France Télécom avec les Pages Jaunes, s'apprêtent à réaliser des opérations entre 1,2 et 3 milliards d'euros. Une seule condition pour le bon déroulement de ces introductions, il faut que les prix restent dans le bas des fourchettes.

La baisse des prix sera-t-elle imposée par voie législative ? C'est la menace que laisse toujours planer Bercy en cas d'échecs des négociations, relève La Tribune. Les ultimes tractations entre les acteurs du commerce et de l'industrie semblent encore dans l'impasse. Le plan du ministre de l'Economie, sur les modalités d'une baisse de 5 % des prix sur les grandes marques en hypermarchés, apparaît trop complexe d'un point de vue technique et juridique et suscite une opposition toujours aussi forte dans les deux camps. Une partie des industriels et des distributeurs travailleraient sur un texte plus succinct et plus facile à mettre en oeuvre.

La nouvelle Constitution en débat à Bruxelles. Après le désaveu cinglant des dernières élections, les 25 se réunissent aujourd'hui et demain pour tenter de se mettre d'accord sur l'adoption de la nouvelle Constitution pour L'Europe. Le texte final pourrait être moins ambitieux que celui prévu par la convention de Valérie Giscard-d'Estaing, indique les Echos. Le compromis fera des concessions aux plus réticents, comme la Grande-Bretagne. Le droit de veto pourrait être maintenu pour les questions d'ordre fiscales, sociales et de politiques extérieures. Les chefs d'Etat et de gouvernement devront également choisir un nouveau président pour remplacer Romano Prodi à l'automne prochain.

François Fillon veut résorber la fracture numérique. Le ministre de l'Education nationale propose une mesure phare pour développer l'usage des nouvelles technologies. Il souhaite proposer à tous les étudiants un ordinateur portable à crédit, pour un euro par jour, avec un abonnement gratuit à l'internet haut débit. Il veut développer la formation continue pour les enseignants et étendre au lycée le brevet informatique et internet. Le ministre dévoile ses objectifs et ses moyens dans un entretien aux Echos.

Les contribuables fortunés fuient toujours l'impôt. Selon un rapport de la commission des Finances du Sénat, le poids de l'impôt sur la fortune et sur le revenu en France ferait s'exiler sous des cieux plus cléments, entre 350 et 370 contribuables chaque année, chiffre à peu près stable. Le sénateur Marini, rapporteur du Budget évalue entre 10 et 15 milliards d'euros, le montant des capitaux qui s'expatrient dans le même temps, souligne Les Echos. Il propose non pas de supprimer, mais d'aménager le barème de l'ISF, en augmentant les seuils de déclenchements, par un rattrapage de l'inflation, qui n'a pas été prise en compte depuis 1996. Il souhaiterait également baisser le plafond de l'imposition globale et relever l'abattement sur la résidence principale.

Le détonateur de l'affaire Executive Life se révèle. C'est l'ancien homme d'affaires François Marland qui a avoué être à l'origine des informations livrées aux autorités américaines, rapportent Les Echos et La Tribune. Il a agit par vengeance pour un contentieux avec la banque au lion. Il a reconnu avoir eu en sa possession les contrats de portage entre Altus Finances, filiale du Lyonnais et la Maaf. Cette manoeuvre était destinée à reprendre de façon illicite la compagnie d'assurance californienne Executive Life, en contournant la législation américaine, qui en interdisait le rachat par une banque. Les acteurs français de ce dossier ont négocié au pénal, une transaction de plus de 770 millions d'euros avec la justice américaine, à la fin de l'année dernière.

L'automobiliste américain commence à s'inquiéter de sa consommation. La voiture Hybride serait-elle à la croisée des chemins se demande le Financial Times ? Après Toyota et sa marque de luxe Lexus, Ford vient de présenter son modèle Escape, l'un des premiers sport utility vehicle (SUV) à fonctionner avec une propulsion mixte carburant électricité. Les constructeurs américains sont poussés par la nouvelle prise de conscience environnementale des consommateurs et par la menace de carburants de moins en moins bon marché. L'achat d'une Toyota Prius, berline  hybride, ne demande-t-il pas actuellement  six mois de délais outre-Atlantique.

Didier RAGU

A demain !

 

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte