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Le constructeur de machines-outils DMG Mori accélère dans l’IoT

Marion Garreau , ,

Publié le

A l’occasion du salon japonais de la machine-outil JIMTOF, qui s’est ouvert jeudi 1er novembre à Tokyo, le constructeur germano-japonais DMG MORI a présenté différentes solutions de connectivité et de supervision de l’usine. Des annonces qui s’ajoutent à un récent partenariat signé dans l’Internet des objets.

Le constructeur de machines-outils DMG Mori accélère dans l’IoT
Sur le stand de DMG Mori au salon JIMTOF à Tokyo, le 1er novembre 2018.
© Marion Garreau

Sur son stand de 2 160 mètres carrés, 22 machines rutilantes attirent les visiteurs, qui se bousculent pour apercevoir les fraiseuses et prendre des photos. Le constructeur de machines-outils DMG Mori compte parmi les exposants les plus visibles du salon japonais de la machine-outil JIMTOF (Japan International machine tool fair), qui s’est ouvert jeudi 1er novembre à Tokyo.

Mais lors de sa conférence de presse, la société germano-japonaise n’a pas présenté de nouvelle machine en première mondiale, seulement quatre premières japonaises. Elle a en revanche distillé plusieurs nouveautés en matière de connectivité et supervision des machines, preuve de son accélération dans le domaine.

La première de ses nouveautés est une application permettant d’avoir le jumeau numérique de son processus de fabrication lors de l’usage d’une machine DMG Mori. "Cette application est basée sur le jumeau numérique de la machine-outil, qui sera alimenté par toutes les données collectées pendant son utilisation par le client, explique le Dr. Daniel Niederwestberg, responsable Digital Twin chez DMG Mori. Elle permet au client de voir le processus de fabrication en continu et d’en connaître le degré de qualité en comparant les données collectées pendant le processus réel à celles générées en amont lors de sa simulation numérique." Encore en développement, cette application devrait être officiellement lancée lors du prochain EMO de Hanovre, en octobre 2019.

Vers un partage des données avec Fanuc et Mitsubishi Electric

Elle viendra renforcer le système de supervision Celos, que DMG Mori est en train de doper en connectivité et services de gestion des machines. Après avoir récemment lancé NetService, pour le partage d’images vidéo, et Messenger, pour optimiser l’occupation du parc machine, une autre application encore en phase de test a été évoquée en conférence de presse par le PDG de DMG Mori, le docteur Masahiko Mori. Il s’agit de WERKBLiQ, un outil d’accompagnement des clients dans la planification et la gestion de la maintenance des machines, assurant si nécessaire la mise en relation avec les équipes SAV de DMG Mori, qui peuvent alors accéder aux données enregistrées sur l’utilisation de la machine et son entretien.

A l’heure du boom des plate-formes de services pour l’internet industriel des objets (IIoT) – avec par exemple Mindsphere de Siemens, ThingWorx de l’américain PTC ou EcoStrxure de Schneider Electric –, DMG Mori veut lui aussi prendre le virage de l’IIoT mais en se plaçant en complémentarité de ces grandes plate-formes cloud. Son système, disponible sur Mindsphere et Microsoft Azure, cible la connectivité des machines et propose des applications directement accessibles sur tablette, sans envoi des données dans le cloud. Comparé aux grandes plate-formes, la couche d’analytics proposée est plus faible.

S’il attaque l’IIoT par sa plus petite des strates, DMG Mori semble tout de même vouloir y conquérir une place de choix. Pour preuve, il a démarré en janvier un partenariat avec Fanuc et Mitsubishi Electric pour développer le partage de données entre leurs trois systèmes de supervision. En octobre dernier, il avait également annoncé le lancement de l'alliance Adamos, nouée entre différents fabricants de machines industrielles et des acteurs du logiciel afin de développer en commun de nouvelles solutions de digitalisation. L'offre digitale du constructeur pourrait bien rapidement déborder vers le pilotage de l’usine.

Marion Garreau, au Japon

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