L'Usine Auto

Le conseil général du 93 ne croit pas au 'zéro licenciement' chez PSA

Elodie Vallerey , ,

Publié le

Les élus du département de Seine-Saint-Denis se sont réunis en séance exceptionnelle ce 13 septembre afin d'évoquer la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois.

Le conseil général du 93 ne croit pas au 'zéro licenciement' chez PSA © Amandine Ascensio

"Comment pourrions-nous accueillir avec une grande confiance les annonces faites par Monsieur Varin quand il promet le 'zéro licenciement' ? (...) Les propositions que fait le groupe PSA pour l'atteindre sont à mes yeux encore trop floues, voire douteuses", a déclaré le président PS du conseil général Stéphane Troussel, comme le rapporte l'AFP.

"1 500 reclassements à Poissy ? (...) 1 500 emplois sur le site ? Lesquels ? Monsieur Varin affirme en avoir déjà 750 à proposer. Mais là encore c'est le règne du flou : quels sont ces emplois ?", a poursuivi l'élu. "On ne peut pas se contenter des vagues promesses de Monsieur Varin".

Claude Bartolone, conseiller général de Seine-Saint-Denis et président PS de l'Assemblée nationale a poursuivi : "Pourquoi Aulnay et pas (l'usine de) Madrid ?". "Il faut une véritable réindustrialisation sur ce site", a-t-il ajouté.

"Nous devons maintenir l'outil industriel", a martelé pour sa part le conseiller général PCF Gilles Garnier.

Pour Montebourg, il sera difficile de sauver Aulnay

Un peu plus tôt dans la journée, le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg a réexprimé sa défiance vis-à-vis du plan de PSA : "La raison pour laquelle nous considérons (le plan) toujours inacceptable en l'état, c'est que nous ne savons pas si ce plan est un plan de rétrécissement, de repli, ou si c'est un plan de reconquête", a-t-il justifié sur France Inter, d'après l'AFP.

"Aujourd'hui, ce sera difficile de sauver Aulnay et nous ne voulons pas le cacher, car nous avons des surcapacités qui risquent de plomber Peugeot si nous n'y remédions pas", a d'ailleurs averti M. Montebourg. "Nous pensons que Peugeot est en difficulté".

"La bataille ne fait que commencer pour la négociation", a promis le ministre. "Il faut renégocier, recalibrer, reformater car nous ne pouvons pas accepter ce plan en l'état".

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte