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Le conseil de Nissan n'a pas l'esprit à une fusion avec Renault

Publié le

par Naomi Tajitsu

Le conseil de Nissan n'a pas l'esprit à une fusion avec Renault
Nissan ne réfléchit pas en ce moment à la possibilité d'une fusion avec Renault et aucun des nouveaux membres du conseil d'administration ne souhaite aborder le sujet maintenant, a déclaré jeudi une administratrice indépendante du constructeur japonais. /Photo prise le 17 décembre 2018/REUTERS/Kim Kyung-Hoon
© Kim Kyung Hoon

YOKOHAMA, Japon (Reuters) - Nissan ne réfléchit pas en ce moment à la possibilité d'une fusion avec Renault et aucun des nouveaux membres du conseil d'administration ne souhaite aborder le sujet maintenant, a déclaré jeudi une administratrice indépendante du constructeur japonais.

Alors que Nissan peine à tourner la page de la crise provoquée par la disgrâce de son ex-président Carlos Ghosn, Renault cherche à entamer des discussions sur une fusion, ont rapporté plusieurs sources à Reuters.

Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a jugé mercredi que le statu quo actuel fragilisait l'alliance Renault-Nissan et qu'il n'était pas possible de le maintenir.

Keiko Ihara, qui supervise les efforts de réforme de la gouvernance du constructeur japonais, a toutefois déclaré à Reuters qu'une fusion n'était pas à l'ordre du jour, soulignant que le groupe se concentrait sur l'amélioration de ses résultats.

"Nous n'avons pas le temps de ressentir la pression qui semble venir de l'extérieur", a-t-elle dit.

"Si un nouvel administrateur souhaite faire du rapprochement des deux groupes un sujet de discussion, nous ne sommes pas au courant."

Keiko Ihara, qui préside également un conseil provisoire pour la création d'un comité de nomination externe qui sera mis en place le mois prochain, a déclaré que la recherche d'un successeur éventuel au directeur général Hiroto Saikawa et à d'autres dirigeants commencerait après la formation de ce comité.

Nissan a entrepris de revoir la structure de son conseil d'administration, le mode de nomination de ses dirigeants et leur rémunération.

Carlos Ghosn a été arrêté en novembre à Tokyo pour malversations financières, des accusations qu'il rejette.

La semaine dernière, Nissan a annoncé que le nombre de sièges de son conseil d'administration passerait de huit à 11, dont sept seront réservés à des administrateurs indépendants. Le groupe a indiqué que le directeur général de Renault, Thierry Bolloré, y rejoindrait le président du groupe au losange, Jean-Dominique Senard.

Ces nominations seront soumises à l'approbation de l'assemblée générale des actionnaires en juin.

Nissan a également confirmé Hiroto Saikawa au poste de directeur général, alors que Renault prônait un changement de gouvernance au sein du constructeur japonais.

(Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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