Le conflit chez ST Rousset toujours dans l'impasse

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La réunion prévue cet après-midi entre la direction de STMicroélectronics à Rousset (Bouches-du-Rhône) et l'intersyndicale CGT-CFDT-FO, sous la supervision de la direction départementale du travail, permettra-t-elle de trouver enfin une issue à une grève entamée le 20 mars dernier ?

Vendredi après-midi, le conflit qui selon ST ne concerne que « 5% des personnels » (opérateurs et techniciens de production) de l'usine a pris une tournure plus dure pour les syndicats. Ces derniers dénoncent l'intervention de la police, sur ordre du préfet afin de faire appliquer la décision de justice rendue la semaine dernière, pour dégager les barrages mis en place devant l'entrée de l'unité de semiconducteurs, alors qu'une tentative de conciliation mandatée par le sous-préfet d'Aix-en-Provence avait commencé la veille.

« Dans cette réunion, la direction n'a fait preuve d'aucune ouverture » affirme un communiqué de la CGT, syndicat majoritaire. Une version contestée par le groupe qui affirme avoir proposé un protocole d'accord comprenant, entre autres, une prime industrielle de 500 euros pour le personnel de l'usine « 8 pouces » et de 450 euros pour la partie « test » pour le 1er trimestre 2008, une prime de 200 euros en avril pour relancer l'activité du site, une revalorisation provisoire de 12% de la prime transport dans l'attente de négociations nationales et une revalorisation de coefficients pour les trois premières catégories de salaires.

L'application de ces mesures était conditionnée à une levée des barrages et une réponse des syndicats qui, selon la direction, n'a jamais été apportée, d'où le « déblayage » des barrages de vendredi. Elles devraient cependant servir de base à la discussion de cet après-midi.

Les grévistes réclament toujours une augmentation plancher de 100 euros pour les plus bas salaires, en compensation de la hausse des prix et de plusieurs années sans augmentation salariale. Ils en appellent à l'Etat qui a récemment accru sa participation au capital du groupe de semiconducteurs. Si ST soutient rester « ouverte au dialogue », le conflit s'étendrait, selon les syndicats, à l'usine de Crolles où, suite à des débrayages (le mouvement avait commencé début février par ce type de protestations à Rousset), la CGT dénonce de la part des managers des ateliers « une attitude de restriction des libertés individuelles répétitive » par « chantage et autres intimidations ». La direction du groupe conteste formellement ces accusations.

De notre correspondant en Provence Alpes-Côte d'Azur, Jean-Christophe Barla

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