Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Maroc

Le Comité économique et social européen plaide pour un accord commercial avec le Maroc qui permette de "créer des emplois décents et qualifiés"

, , ,

Publié le

Dans un avis récent, le Comité économique et social européen (CESE) souligne les enjeux sociaux et environnementaux du futur accord de libre-échange en négociation entre le Maroc et l’Union européenne (UE). Il plaide pour l’inclusion de ces thématiques dans l’accord et son suivi ultérieur.

Le Comité économique et social européen plaide pour un accord commercial avec le Maroc qui permette de créer des emplois décents et qualifiés
Logo du Comité économique et social européen (CESE)
© dr

Le ministère de la parole... A Bruxelles, tout comme à Rabat ou Paris, le Comité économique et social européen n’a qu’une voix consultative. Mais il a l’intérêt de soulever les préoccupations de la société civile. C’est le sens de l’avis d’initiative rendu fin février par l’institution européenne à propos des "relations commerciales Union européenne-Maroc". (lire document intégral ci-dessous).

que la société civile soit davantage associée

Prenant acte de l'approfondissement des relations commerciales entre l'UE et le Maroc, le CESE "demande que la société civile soit davantage associée à la conception et à la mise en œuvre des accords et plaide en faveur d'une intégration réelle et approfondie du développement durable".

L’institution basée à Bruxelles, pointe notamment des craintes exprimées au Maroc que la "conclusion de nouveaux accords commerciaux avec l'UE dégrade davantage la balance commerciale du royaume".

Une inquiétude portée fréquemment au Maroc par le patronat (CGEM) et qu’avait reprise à son compte dans une interview express à L’Usine Nouvelle du ministre de l"industrie Moulay Hafid Elalamy.

Les négociations entre le Maroc et l’Europe ont été lancées officiellement l’an dernier le 22 avril suite notamment à une visite à Rabat le 1er mars 2013 de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne au Maroc le 4 mars 2013. Depuis les deux parties se sont réunis pour plusieurs rounds de négociation.

un impact proche de zérO POUR L'UNION EUROPÉENNE

Le projet a fait également l’objet de plusieurs études d’impact comme c’est la règle à Bruxelles. Au plan strictement économique, s’il arrivait à son terme, l’accord aura un impact proche de zéro pour l’Union européenne au vu de sa taille environ 12 000 milliards de dollars de PIB contre 88 milliards pour le Maroc.

Cependant, selon les calculs des consultants mandatés par la Commission européenne, l’impact positif de la libéralisation des échanges (qui sont déjà extrêmement ouverts) se traduirait pour le Maroc par 1,3 point de PIB additionnel. Pas négligeable.

Mais selon le CESE,  l’Union européenne doit répondre au "scepticisme croissant de la société civile marocaine en adoptant une stratégie commerciale qui, non seulement encourage l'échange de marchandises, mais permette aussi de créer des emplois décents et qualifiés, d'encourager le tissu associatif, de consolider les droits des travailleurs et de garantir le respect de l'environnement ".

Pour le CESE, "afin d'assurer le respect des normes du développement durable à la suite de l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange complet et approfondi" dans le futur accord, il faut encourager "la DG Commerce de la Commission européenne à insister sur l'inclusion dans l'accord d'un chapitre sur le développement durable, qui comporte des mécanismes de suivi par la société civile."

que si des progrès sont accomplis

L'Union européenne ne tirera parti du potentiel d'un futur cadre commercial avec le Maroc "que si des progrès sont accomplis pour protéger les investissements et garantir la sécurité juridique des investisseurs" selon le CESE.

Celui-ci indique "que le nouveau mécanisme de résolution des différends commerciaux constitue un atout pour instaurer un climat d'affaires plus propice".

Le CESE insiste cependant sur le fait que le suivi du chapitre sur le développement durable de l'accord de libre-échange complet et approfondi par la société civile devrait être coordonné respectivement par le Conseil économique, social et environnemental du Maroc et le Comité économique et social européen, étant donné leur représentativité et l'expertise dont ils disposent pour mener un tel suivi.

Cet avis a été adopté en section spécialisée "Relations extérieures" le 4 février et définitivement lors de la 496e session pleinière des 26 et 27 février 2014 par 179 voix "pour", 3 voix "contre" et 3 abstentions. Son rapporteur était l’espagnol Pedro Narro, directeur des affaires européennes du Syndicat des jeunes agriculteurs espagnols (ASAJA).

Pierre-Olivier Rouaud


Droits humains en avant
"L'Europe et le Maroc doivent tenter de maximiser le potentiel d'un tel accord en élevant les niveaux d'investissement dans tous les domaines de la formation et dans la mise en œuvre de mesures visant à promouvoir l'égalité entre les sexes, et ce dans les meilleurs délais. Les besoins des jeunes, des femmes et des personnes provenant des régions les plus défavorisées doivent être pris en compte en priorité. Le CESE considère que les programmes de soutien financier de l'UE doivent contribuer à faire progresser les avancées en matière des droits de l'homme, des droits du travail et de la législation en faveur de l'égalité entre les sexes."

 

Les Relations Commerciales UE-Maroc by usinemaroc

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle