Le Cnes profite du regain d’intérêt pour le secteur spatial

Le budget du Cnes, l’agence spatiale française va augmenter de 10% en 2017. Le dynamisme du secteur a permis de créer 1500 emplois.  

 

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Le Cnes profite du regain d’intérêt pour le secteur spatial

Ça plane pour le secteur spatial. Après l’année 2016 triomphale rencontrée par Arianespace avec 11 tirs réussis sur 11 l’an dernier, c’est au tour du Cnes d’afficher les succès français et européens dans ce domaine. L’arrivée dans la station spatiale internationale de l’astronaute Thomas Pesquet en novembre, le démarrage des premiers services de géolocalisation de Galileo en décembre, le record de tirs réussis d’affilée par Ariane5 en fin d’année….

"La France a créé 1500 emplois l’an dernier dans le secteur spatial", se félicite Jean-Yves Le Gall président du Cnes. Des propos tenus mercredi 11 janvier, à l'occasion de la présentation de ses voeux à la presse. Il a rappelé que la France était le pays qui investissait le plus dans le futur lanceur européen Ariane 6, assurant plus de 50% de son financement.

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Fini l’image d’un secteur spatial considéré comme cher et réservé à de petites communautés d’utilisateurs comme les scientifiques ou les militaires. Le satellite s’impose comme un outil au service des populations. Que ce soit pour connecter les habitants (à travers les constellations comme 03B, OneWeb…) ou observer les effets du réchauffement climatique (à travers le programme de surveillance du climat comme Copernicus). "Il y a un regain d’intérêt pour le secteur spatial. Les puissances publiques mettent de plus en plus d’argent dans ce secteur", explique-t-il.

91 millions d'euros pour le PIA

"Nous avons en 2017 un budget en augmentation de 10% par rapport à 2016 ", précise Jean-Yves Le Gall. Il va ainsi atteindre 2,3 milliards d’euros contre 2,1 milliards l’an dernier. Quand la France consacre 35 euros par an par habitant au secteur spatial, l’Allemagne en consacre 20 et le Royaume-Uni 8 euros. Appréciable, cet effort est toutefois à relativiser. Aux Etats-Unis, le budget de Cnes représente simplement… l’augmentation du budget de la NASA entre 2016 et 2015 ! De son côté, l’agence indienne ISRO s’apprête à augmenter son budget de… 50%.

Pas de quoi toutefois chagriner l’agence spatiale française. Elle compte ainsi poursuivre ses investissements dans ces cinq domaines de prédilection: les lanceurs, les sciences, l’observation de la Terre, les satellites de télécommunication et la défense. Les équipes R&D du Cnes ont ainsi déposé une quarantaine de brevets l’an dernier. "Ce budget va très largement dans l’industrie. A plus de 80%", chiffre le patron du Cnes.

Un soutien auc grands groupes et aux PME

L’agence disposera ainsi d’un budget de 91 millions d’euros pour le volet spatial du programme d’investissement d’avenir (PIA) certes en baisse par rapport à l'an dernier (107 millions) mais en ligne avec son objectif d’un investissement de l’ordre de 100 millions d’euros par an. Ces investissements sont souvent décisifs pour les industriels. Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space ont pu développer une gamme de satellites à propulsion électrique et revenir dans la course face à leurs concurrents américains.

Les PME bénéficient également du soutien financier de l’agence spatiale. La société Sodern (365 employés pour 76 millions d’euros de chiffre d’affaires) basée dans le Val de Marne, a pu développer des viseurs d’étoile compétitifs à grande échelle et être sélectionnée pour équiper les satellites de la constellation OneWeb.

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