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Le CNES, des ambitions dopées par le grand emprunt

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Les six prochains mois seront déterminants pour le CNES. D’ici à juillet 2010, le centre national d’études spatiales espère avoir signé avec l’Etat son deuxième contrat pluriannuel qui définit ses objectifs et son budget sur la période 2011-2016.

Le CNES, des ambitions dopées par le grand emprunt © ESA

Alors qu’il entame tout juste son troisième mandat en tant que président de cette institution, Yannick d’Escatha affiche une bonne dose confiance : « Son contenu est déjà parfaitement clair avec le gouvernement. Il reste à fixer le niveau des moyens en tenant compte des décisions qui seront prises dans le cadre du grand emprunt. On s’attend à ce que il y ait à ce niveau des crédits importants consacrés à l’espace». En effet, le projet de loi de finances rectificative correspondant en cours d’examen au parlement prévoit de consacrer 500 millions d’euros au secteur spatial, directement apporté et géré par le CNES.

L’établissement public tire ainsi parti de l’engouement de plus en plus marqué pour les services satellitaires. « Les besoins vont véritablement en croissance. Aussi bien pour les citoyens que les gouvernements, les industriels, les scientifiques. Et la technologie qui a énormément progressé ces dernières années permet d’y répondre de façon économique. Je ne doute pas que nous allons assister à une forte croissance du secteur spatial tirée par les applications et les services» explique Yannick d’Escatha. D’où de plus en plus de lancements de satellites pour des missions de défense, d’observation de la terre, de transmission des données à très haut débit, de services de positionnement...

Le secteur bénéficie des fonds grand emprunt du fait aussi qu'il  promet un retour sur investissement des plus rentables, notamment dans le domaine des applications commerciales. « L’effet de levier économique est très important avec un facteur multiplicatif de 19. On estime que les sept milliards de dollars investis en 2008 au niveau mondial dans les infrastructures spatiales (satellites et lanceurs, ndlr) ont fait rentré dans l’économie 130 milliards de dollars, que ce soit sous forme de vente de bande passante, de terminaux et répéteurs au sol, de contenus et services à valeur ajoutée...» explique le patron du CNES.

Avec ce renfort financier, le CNES table donc sur une année 2010 très dense pour son activité de lanceurs (sept vols d’Ariane 5, démarrage des études préparatoires Ariane 6, premier lancement de Soyouz en Guyane, qualification de la fusée Vega) ainsi que de nombreux lancements de satellites et instruments scientifiques spatiaux (Pleiades N°1, Prisma, Megha–Tropiques, Cryosat2….). 
Malgré son rang de premier contributeur auprès de l’agence spatiale européenne, le CNES garde les pieds sur terre. « La compétition est rude au niveau mondial. A eux seuls les Etats-Unis investissent en moyenne six fois plus en fonds publics que toute l’Europe réunie. Pour rester dans la course, on ne peut se disperser. Nous devons avoir une politique de niche, et être très sélectif dans nos projets» relativise Yannick d’Escatha.

 
Hassan MEDDAH

 

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