Le classement de Shanghai 2017 compte trois universités françaises dans son Top 100

Le classement de Shanghai 2017 compte trois universités françaises parmi les 100 premières mondiales. Il est établi chaque année selon des critères qui lui sont propres. Les établissements américains y sont toujours aussi présents.

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Le classement de Shanghai 2017 compte trois universités françaises dans son Top 100
L'université Pierre et Marie Curie, dont la partie dédiée aux sciences est située sur le campus de Jussieu, est 40ème dans le classement de Shanghaï

Depuis la création du classement de Shanghai en 2003, l’Université de Harvard est toujours en tête. Et avec elle dans le Top 100, 47 autres établissements américains dans les nouveaux résultats publiés mardi 15 août. Les universités françaises, quant à elles, sont au nombre de trois parmi les 100 premières universités mondiales de ce classement publié chaque année.

L’Université Pierre et Marie Curie, 40ème, perd une place par rapport à l’an dernier. Juste derrière, à la 41ème position, Paris-Sud grimpe de cinq places par rapport à 2016. Et l’Ecole Normale Supérieure se classe 69ème. Une hausse de 18 places. Au total, 20 universités françaises figurent dans le Top 500.

Des critères propres au classement

Chaque année, le classement est mis à jour en tenant compte de cinq critères. Le nombre de diplômés ayant obtenu un Prix Nobel ou une Médaille Fields. Même chose concernant les professeurs. Le nombre de publications dans les revues scientifiques Science et Nature. Enfin, les chercheurs cités dans leur discipline et le nombre de publications rattachées à l’établissement et répertoriées dans des indices de citations. Le tout est pondéré en fonction du nombre de chercheurs que compte l’université.

Spécifiques à ce classement, ces critères sont parfois dénoncés comme n'étant pas pertinents. Dans un document publié en 2009, des chercheurs des universités de Tours, de Paris-Dauphine et de Bruxelles les remettent en cause. Ils concluent que ce classement n'est pas "un outil utile et pertinent pour discuter de la "qualité" des institutions académiques."

Des regroupements non pris en compte

Dans un communiqué, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, s’est félicitée de “cette stabilité d’ensemble combinée à des progressions individuelles significatives (qui) témoignent de la solidité de la position des universités françaises”. Elle note néanmoins que “les grandes universités de recherche qui émergent actuellement à partir de regroupements universitaires ne figurent pas dans l’immense majorité des classements, à la différence de leurs membres.” Selon elle, une prise en compte de ces grandes universités ferait apparaître des établissements français à des rangs plus élevés.

Alors que seuls les résultats des 500 premières universités étaient publiés d’habitude, le classement de cette année mentionne celles qui se classent entre la 501ème position et la 800ème. On y retrouve dix universités françaises dont Paris Sorbonne et Versailles-Saint-Quentin qui ont quitté le Top 500 cette année.

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