Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Le chinois Tsinghua Unigroup pas candidat au rachat des mémoires flash de Toshiba

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Tsinghua Unigroup dément être candidat au rachat des mémoires flash NAND de Toshiba. Le groupe chinois préfère se concentrer sur son plan d’investissement de 70 milliards de dollars pour doter la Chine d’une production locale de cette famille de puces électroniques.

Le chinois Tsinghua Unigroup pas candidat au rachat des mémoires flash de Toshiba
Zhao Weiguo, PDG de Tsinghua Unigroup
© Vict Zhang

Les entreprises citées

Non, Tsinghua Unigroup ne participe pas aux enchères, qui devraient être clôturés le 31 mars 2017, pour le rachat de la majorité de contrôle des mémoires flash NAND de Toshiba, et n’a aucunement l’intention de le faire. Par un communiqué de presse du 30 mars 2017, le groupe chinois, fer de lance de l’offensive de la Chine dans les semiconducteurs, apporte un démenti officiel aux allégations de certains médias.

10 candidats sur les rangs

Selon la presse japonaise, une dizaine de candidats ont déjà soumis leurs offres. Parmi eux figurent, l’américain Western Digital, partenaire américain de Toshiba dans la production de mémoires flash NAND, son concurrent coréen SH Hynix et le géant taiwanais de la sous-traitance électronique Foxconn qui s’est illustré par la prise de contrôle en août 2016 du groupe japonais d’électronique Sharp. Certains médias citent également les chinois Tsinghua Unigroup et Midea. Toshiba s’attend à lever plus de 9 milliards de dollars pour éponger une perte dans son activité nucléaire aux Etats-Unis estimée désormais à 9 milliards de dollars.

Désigné comme le chef de file du plan national de développement dans les puces mémoires, Tsinghua Unigroup, holding détenu à 51% par des capitaux privés et à 49% par des fonds publics, a tenté dans un premier temps de procéder par acquisitions, en faisant une offre non sollicitée à 23 milliards de dollars sur Micron Technology, fleuron américain de mémoires,  en proposant un investissement de 3 milliards de dollars dans SK Hynix ou encore en voulant prendre 15% du capital de Western Digital. Des tentatives qui ont toutes échoué en raison du véto de Washington et Séoul.

Opposition de Tokyo à des repreneurs chinois

Pragmatique, Tsinghua Unigroup privillégie désormais un développement endogène avec un investissement de 70 milliards de dollars dans trois méga usines d’ici 2020. La construction de deux d’entre elles a déjà commencé, l’une à Wuhan, l’autre à Nanjing, pour un total de 50 milliards de dollars. Et une troisième est en projet à Chengdu. L’Etat chinois, par la voie de la Banque nationale de développement et du Fonds national d’investissement dans les circuits intégrés, vient de lui apporter un engagement de près de 22 milliards de dollars.

Si Tsinghua Unigroup a été tenté par les mémoires flash NAND de Toshiba, il a dû se rendre à la raison. Il n’aurait jamais le veut vert de Tokyo. Le ministre japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie Hiroshige Seko a affirmé l’opposition du gouvernement à des repreneurs chinois, coréens et taiwanais. Washington se serait également opposé pour défendre les intérêts de Western Digital, partenaire de Toshiba.

Feu vert des actionnaires de Toshiba

La séparation des mémoires flash NAND au sein de la société Toshiba Memory en vue de la cession d'une majorité de contrôle a été approuvée par l'assemblé générale extraordinaire des actionnaires de Toshiba le 30 mars 2017.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle