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Le chiffre d’affaires de la SNCF a baissé de 1 milliard d'euros en 2016

Olivier Cognasse ,

Publié le

Les années se suivent et les mauvaises nouvelles perdurent. Après une perte nette conséquente en 2015, le chiffre d’affaires a fortement baissé en 2016, suite aux attentats, grèves et inondations.

Le chiffre d’affaires de la SNCF a baissé de 1 milliard d'euros en 2016
SNCF Réseau
© Vincent Isore/IP3 press;

"2016 a été une année éprouvante, les attentats, les grèves sur la loi El Khomri et sur les 35 heures à la SNCF, les inondations, une chute de la production céréalière, la concurrence renforcée de la route avec la baisse du prix des carburants, a expliqué Guillaume Pepy, le patron de la SNCF à l’occasion des vœux à la presse. C’est aussi une année où nous avons beaucoup avancé. Le Pass Navigo unique est un franc succès avec une augmentation du nombre de voyages en Ile-de-France de 7%, des revenus sur les concessions des gares en hausse de 8% et la progression du nombre de voyageurs low cost a presque doublé (+76%)."

Après une année aussi noire, le chiffre d’affaires de l’opérateur historique ne pouvait pas être florissant. Si les résultats financiers du groupe ne seront connus qu’en mars prochain, Guillaume Pepy a d’ores et déjà annoncé qu’il manquera 1 milliard d’euros par rapport à l’année 2015 - le  chiffre d’affaires atteignait 31,4 milliards d’euros -, dont 400 millions imputables aux attentats [3200 heures de retards dues aux colis suspects, Ndlr], 250 millions aux grèves et 50 millions à la baisse du transport de céréales. Mais bonne nouvelle, le résultat net sera positif après une perte nette comptable de 12,2 milliards d’euros suite à une forte dépréciation d’actifs. "C’est le résultat d’une discipline financière."

Le fret ferroviaire replonge

Au niveau du fret ferroviaire, l’année 2015 avait été celle d’un retour à la croissance pour la première fois depuis une éternité. 2016 et l’année de la rechute avec toutes les causes évoquées précédemment. "L’activité devrait baisser de 12 à 13%", a indiqué Alain Picard, directeur général de SNCF Logistics qui réalise 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires dont 900 millions d’euros pour Fret SNCF. Une entité qui continue à perdre de l’argent avec une marge opérationnelle de -85 millions d’euros en 2015 et de -130 millions d’euros en 2016.

Mais "2017 devrait être une très grande année. Nous avons des budgets très rigoureux, mais nous allons créer 2300 emplois nets. Et nous remplaçons trois départs à la retraite sur quatre. Au premier trimestre, l’autoroute ferroviaire Calais – Le Boulou (Pyrénées Orientales) sera remise en service après l’interruption conséquence du problème des migrants. Nous allons débuter les premiers tests avec Hyperloop et le 2 juillet seront lancées les deux nouvelles LGV (Tours-Bordeaux et Le Mans-Rennes)", précise Guillaume Pepy. Sans oublier l’inauguration de la nouvelle gare de Bordeaux qui aura coûté 200 millions d’euros.

Patrick Jeantet, patron de SNCF Réseau depuis huit mois, a inauguré cette tradition des vœux de la SNCF à la presse. L’occasion de revenir sur l’accord signé le 20 décembre avec l’Etat sur le contrat de performance qui garantit 46 milliards d’euros d’investissements dans les dix prochaines années. Et de montrer les efforts entrepris pour arrêter le vieillissement du réseau. "5 milliards d’euros ont été investis en 2016." Et notamment, la mise en service du nouveau poste d’aiguillage de la gare de Lyon, le 18 mars prochain pour remplacer un poste datant de 1937, électromécanique…  Problème : la stabilité de la dette n’est pas pour demain.  Elle devrait encore augmenter de 1,5 milliard d’euros par an.

Recours renforcé à la sous-traitance

Pour suivre le rythme des travaux qui permettront de régénérer le réseau et de commencer à la rajeunir à partir de 2020, l’embauche de personnels et notamment pour l’encadrement est nécessaire. Problème : il faut au moins trois ans pour qu’il soit réellement opérationnel. Du coup, le recours à la sous-traitance largement critiqué par les syndicats va augmenter. Il représente aujourd’hui 30% de la charge de travail. "Nous gardions le contrôle managérial. Nous changeons de stratégie. On commence à déléguer l’ensemble d’un tronçon à un sous-traitant. On les aide à former leurs managers." Une manière de s’assurer que la qualité sera mieux respectée, car les problèmes existent encore. Ils ont souvent été dénoncés par les syndicats. "Quand ces entreprises seront plus mâtures, elles nous apporteront également d’autres façons de travailler avec des méthodes plus productives", prévoit Patrick Jeantet.

 

 

 

 

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