Le chiffre d'affaires d'Areva en baisse après une année 2014 "éprouvante"

Areva essuie de mauvais résultats en 2014 : sans surprise, son chiffre d'affaires est en baisse de 8% par rapport à l'année 2013, même si ce bilan est légèrement meilleur que prévu. La société va probablement devoir déprécier certains de ses actifs et augmenter significativement ses provisions pour perte pour faire face. 

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Le chiffre d'affaires d'Areva en baisse après une année 2014

Areva est en mauvaise posture. Alors que l'ancien PDG de PSA, Philippe Varin, a officiellement pris en janvier la tête du groupe au côté de Philippe Knoche, nouveau directeur général, le français a annoncé le 2 février un chiffre d'affaires en baisse de 8% sur l'année 2014 par rapport à 2013. A 8,34 milliards d'euros, il reste légèrement meilleur que prévu.

Ces mauvais résultats sont liés à un second semestre décrit comme "éprouvant" par Philippe Knoche dans un communiqué. "Avec le nouveau Conseil d’Administration, nous travaillons à l’élaboration d’un plan de compétitivité et d'une feuille de route stratégique et financière. Ceux-ci feront l'objet d'un point spécifique le 4 mars lors de la présentation des résultats annuels", poursuit-il. L'entreprise avait décidé de suspendre ses perspectives financières pour les années 2015 et 2016 au mois de novembre.

de mauvais choix stratégiques

Ce bilan n'est pas une surprise : la Cour des comptes avait publié un pré-rapport très dur sur la gestion du groupe sur la période 2006-2012. Il mettait en avant des dérives sur de grands projets comme la construction du réacteur EPR d’Olkiluoto en Finlande ou des mauvais choix stratégiques comme le rachat des actifs miniers d’Uramin, considérablement dévalués par la suite.

Pourtant, lors de son arrivée à la tête d'Areva en 2011, l'ancien patron Luc Oursel avait lancé un vaste programme de cession d’actifs et de réduction des coûts, avec pour objectif un retour aux bénéfices en 2016. Insuffisant pour faire face aux importantes provisions passées en Finlande et à la lenteur du redémarrage des réacteurs nucléaires au Japon. Pour faire face, le français pourrait devoir déprécier certains de ses actifs et augmenter significativement ses provisions pour perte, explique-t-il dans un communiqué.

Lélia de Matharel

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