Quotidien des Usines

Le charcutier Metzger-Muller investit 5 millions d’euros et vise l’export

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Le charcutier Metzger-Muller va moderniser son outil de production à Ittenheim (Bas-Rhin) et développer ses ventes à l’export. L'industriel investit 5 millions d'euros.

Le charcutier Metzger-Muller investit 5 millions d’euros et vise l’export © Conanil - Flickr - c.c.

Le charcutier industriel Metzger-Muller, installé à Ittenheim (Bas-Rhin), à 10 kilomètres de Strasbourg, se dote de nouveaux ateliers de 900 mètres carrés et de nouveaux équipements de production et de froid industriel, économes en énergie. L’entreprise qui emploie 63 salariés pour un chiffre d’affaires d’environ 12 millions d’euros en 2015 investit au total 5 millions d’euros et disposera en juillet 2016 de locaux d’une surface totale de 3 500 mètres carrés.

Spécialisé dans les saucisses - à cuire, croquer, griller, etc. - et la charcuterie pâtissière, Metzger-Muller a jusqu’à présent basé sa stratégie commerciale sur la vente en grande distribution. "Nous effectuons encore près de 80% de nos ventes en GMS, le reste est vendu en Scandinavie et en Belgique", indique Daniel Muller, DG de l’entreprise.

Une norme exigeante comme vecteur de progrès

"Nous profitons de l’extension de notre usine pour obtenir la certification British retail consortium (BRC), une norme avec des exigences très élevées. Il s’agit d’une décision de notre part car si les marchés export demandent une certification, aucun client ne nous a réclamé de satisfaire à ce niveau d’exigence. Nous avons mis cette démarche à profit pour tout remettre à plat dans nos process, nos approvisionnements, et nos méthodes de travail et ainsi, progresser", commente Daniel Muller.

La volonté de la PME est désormais de conquérir des marchés à l’export, avec comme limite, les pays où l’on ne consomme pas de porc et qui ne pratiquent pas de restriction à l’entrée de viande de bœuf. Cette politique d’export commence par les pays d’Europe. "Exporter des produits alimentaires demande de s’adapter aux pratiques de consommation et aux habitudes de chaque pays. Pour une entreprise française, il est difficile de sortir du carcan imposé par notre système de grande distribution. Mais l’export est indispensable, nous devons y aller même si c’est difficile", annonce Daniel Muller, qui compte sur l’apport de la norme BRC pour séduire des clients étrangers.

Didier Bonnet

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