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L'Usine Aéro

Le Centre spatial guyanais se réactive après un mois de blocage

Pierre Monnier , ,

Publié le

Les dernières palettes devant les entrées du Centre spatial guyanais (CSG) de Kourou ont été enlevées samedi 22 avril. Bloqué depuis le 20 mars, le site reprend le travail ce lundi 24 avril. Et doit courir après trois lancements de retard.

Le Centre spatial guyanais se réactive après un mois de blocage
Après cinq semaines de conflit, le Centre spatial guyanais a rouvert ses portes ce lundi 24 avril.
© Alexander Stirn CC Flickr

Les équipes du Centre spatial guyanais viennent de vivre cinq longues semaines. Depuis le 20 avril, les entrées de l'installation, basée à Kourou, étaient bloquées par des manifestants réclamant un plan d'aide pour la Guyane. Après la signature d'un accord vendredi 21 avril, les salariés du site ont pu reprendre le travail ce lundi 24 avril.

Trois lancements de retard

Le Centre spatial guyanais doit maintenant redoubler d'efforts pour rattraper le retard accumulé. Alors que les premiers blocages s'installaient, le lanceur européen Ariane 5 s'apprêtait à mettre deux satellites construit par Thales Alenia Space. Il aura suffi de quelques jours pour annuler les préparatifs de décollage jusqu'à l'apaisement des conflits. Seul problème, avec cinq semaines de blocage, ce n'est plus un lancement qu'il faut reprogrammer, mais trois. Début avril, un Soyouz devait être lancé, suivi fin avril d'une nouvelle Ariane 5.

Dans le meilleur des cas, il faudrait s'attendre à un lancement dans les deux semaines à venir. Car il suffirait d'une "dizaine de jours" pour procéder aux tâches préalables au décollage, expliquait Didier Faivre, le directeur du Centre spatial guyanais, début avril. Plus étonnant, ces reports ne pèseraient pas sur l'objectif affiché d'Arianespace de réaliser 12 lancements en 2017. Hasard du calendrier, aucun décollage n'était prévu en mai ou en juin. Le Centre spatial guyanais est donc libre pour rattraper le retard accumulé.

Si l'image d'Arianespace et de l'industrie spatiale européenne ne saurait être salie par ce mouvement social, il n'en est pas de même pour leur porte-monnaie. L'estimation donne le vertige. L'indisponibilité de la base, où s'activent 1 700 salariés en temps normal, coûterait 500 000 euros par jour.

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