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Le CEA va surveiller les tsunamis en Europe

Manuel Moragues

Publié le

L’Océan Pacifique n’est pas le seul concerné par les tsunamis. L’activité sismique en Méditerranée et en Atlantique nord-est va être surveillée de près par le CEA pour alerter au plus tôt les côtes en cas de tsunami.

Le CEA va surveiller les tsunamis en Europe © Rogiro - Flickr - C.C.

Les entreprises citées

Un centre d’alerte pour les tsunamis dans l’Atlantique nord-est et la Méditerranée débutera sa surveillance en juillet 2012. Il sera opéré par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives sur son site de Bruyères-le-Châtel (Essonne), en lien avec les centres de surveillance des autre pays de la zone.

Les côtes européennes ne sont pas à l’abri de ces vagues géantes générées par les tremblements de terre sous-marins, explique en substance Hélène Hébert, spécialiste des tsunamis au CEA. « Il y a une activité sismique historique connue au large de nos côtes, considérée comme modérée », précise cette spécialiste.

Une modération qui n’a pas toujours été exemplaire : en 1755, un séisme de magnitude comprise entre 8 et 8,5 au large des côtes portugaises a déclenché un tsunami de plusieurs mètres qui a ravagé Lisbonne. L’Espagne et le Maroc avaient aussi été touchés. Plus récemment, en Méditerranée, le tremblement de terre qui a frappé Alger en 2003 avait provoqué une vague de plus d’un mètre sur les Baléares.

Détecter un séisme en quelques minutes

C’est à la suite du tsunami de 2004 qui avait dévasté l’Indonésie et la Thaïlande que l’Unesco s’est vu confier la mise en place de centres d’alerte pour tous les bassins océaniques. Celui du CEA est l’un d’entre eux. Il s’agit à la fois d’un centre national veillant sur les côtes françaises et d’un maillon du système d’alerte régional qui se met en place.

Le projet est financé à hauteur de 14 millions d’euros sur trois ans par le ministère du Développement durable et le ministère de l’Intérieur. Des détecteurs sismiques et marégraphiques (qui mesurent le niveau de la mer) sont en train d’être installés en partenariat avec le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et le Service hydrographique et océanographique de la marine (Shom) sur tout le pourtour de la Méditerranée occidentale.

Les sismographes permettront de détecter et caractériser un séisme en quelques minutes, afin d’émettre une éventuelle alerte au tsunami au plus vite. Des équipements informatiques dédiés permettront ensuite d’effectuer des simulations pour déterminer la direction principale du tsunami et affiner l’alerte.

« En Méditerranée, le défi réside dans la proximité des côtes. Avec une vitesse de propagation de plusieurs centaines de kilomètres par heure, un tsunami touchera rapidement les côtes. Il faut aller très vite pour pouvoir lancer des évacuations », précise Hélène Hébert.

D’autant que les marégraphes, installés généralement dans les ports, ne détectent le tsunami qu’au moment où il frappe… « Cela permet cependant d’alerter les autres », tempère la spécialiste. L’idéal serait de disposer de bouées de détection placées au large. Coûteuses, surtout à la maintenance, de telles bouées ne sont pas prévues dans le projet. Peut-être le drame vécu par le Japon incitera-t-il à débourser quelques millions supplémentaires ?

Photo : Rogiro - Flickr - C.C.

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