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L'Usine Auto

Le cash, clé des négociations entre l’Etat et PSA

Pauline Ducamp , ,

Publié le

Le groupe automobile souffre de gros problèmes de trésorerie, le gouvernement veut soutenir le constructeur sans renouveler l’erreur de 2008.

Le cash, clé des négociations entre l’Etat et PSA © D.R. - PSA Peugeot Citroën

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En partenariat avec Industrie Explorer

Si PSA et le gouvernement ont démenti vendredi 6 juillet toute aide financière versée au groupe automobile, le levier financier apparait pourtant comme la clé de l’impasse Aulnay. Et plus largement, du sauvetage de la filière automobile.

Depuis un an, PSA souffre de gros problèmes de trésorerie. L’effondrement des marchés du sud de l’Europe, l’arrêt de la production en Iran mais aussi un trou dans sa gamme produits et l’incapacité à casser ses prix entraineraient des pertes de plus d’un milliard d’euros par semestre. Sur le même laps de temps, l’action PSA a été divisée par trois. Le groupe est aujourd’hui la plus petite capitalisation boursière du CAC 40.

"Le plus problématique, c’est la santé de PSA", résumait un prestataire du constructeur, qui n’a plus aucune visibilité sur ses contrats depuis plusieurs semaines. Cette situation pose la question de son financement sur les marchés, aussi bien pour soutenir sa stratégie d’internationalisation et de montée en gamme, que pour sa restructuration industrielle. En clair, PSA ne pourrait pas supporter seul aujourd’hui le coût de la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et la suppression d’au moins 1 000 postes à Rennes-La Janais (Ille-et-Vilaine).

Derrière PSA, la filière

Les différents contacts depuis le début du mois entre PSA et les pouvoirs publics portent sur un soutien financier de l’Etat pour surmonter cette nouvelle crise. "La question du financement sur les marchés se posera vraiment si la conjoncture reste déprimée une année de plus, souligne Bernard Jullien, directeur du Gerpisa. C’est un des leviers du gouvernement dans cette négociation, le même qu’en 2009".

Mais contrairement à 2009, les pouvoirs publics comptent bien cette fois imposer des contreparties en cas d’aides publiques. Du côté du ministère du Redressement productif, on évoque par exemple la santé des sous-traitants, une question oubliée par les constructeurs ces dernières années. "En 2012, on retrouve les mêmes problèmes de stocks et donc de trésorerie qu’en 2009, met en lumière le maire de Chartre-de-Bretagne et vice-président de l’ACSIA Philippe Bonnin. Il faut les résorber mais dans un prêt participatif. C’est-à-dire que les pouvoirs publics et le constructeur doivent partager un projet stratégique. L’Etat doit venir en soutien sur un contrat d’objectifs, pas pour ménager l’entreprise".

Le député évalue à 2 milliards d’euros la somme nécessaire pour sortir durablement le constructeur de l’ornière. Soit environ le montant de sa capitalisation boursière du constructeur. Contrairement à 2009, le gouvernement devrait cette fois se concentrer sur l’offre et l’outil industriel. Aucun soutien de la demande, comme une nouvelle prime à la casse, ne serait dans les tuyaux.

Canaux de financement

Reste la question des modalités. Une aide directe de l’Etat comme une prise de participation au capital de PSA peuvent être envisagées. Le Fond Stratégique d’Investissement pourrait aussi intervenir pour soutenir le constructeur. Les prochaines semaines s’avéreront décisives après un recul marqué des ventes au premier semestre (-13% dans le monde). Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg dévoilera le 11 juillet son plan de soutien à la filière automobile. PSA présentera le lendemain ses nouvelles mesures d’économie.

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