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L'Usine Santé

Le cancer du sein mieux pris en charge grâce à la médecine prédictive

Coralie Lemke , , ,

Publié le

La Société française de médecine prédictive et personnalisée organise un congrès autour de la médecine de précision. Une approche qui a déjà fait ses preuves dans le cancer du sein.

Le cancer du sein mieux pris en charge grâce à la médecine prédictive
Les gènes permettent de mieux prévoir quels traitements seront efficaces ou non.
© PIXABAY

Impossible d’être certain de l’efficacité d’un traitement contre le cancer. Mais à côté de certains paramètres cliniques comme l’âge de la patiente ou la taille de la tumeur, de nouveaux outils prédictifs existent, sous forme de kits de diagnostic in vitro qui permettent de connaître les caractéristiques génétiques de la patiente et le profil génomique de la tumeur.  

Des avancées discutées lors du congrès de la Société française de médecine prédictive et personnalisée, qui se réunit les 29 et 30 juin pour un point sur la médecine de précision. Cette approche utilise le profilage génétique et génomique pour prendre en charge certaines pathologies comme le cancer ou les maladies rares.

 

Pour identifier quelles tumeurs peuvent récidiver dans le cancer du sein, le néerlandais Mammaprint analyse l’expression des gènes des patientes. Après avoir séquencé leur ADN, des algorithmes ont permis de mettre en évidence quels gènes jouent un rôle ou non. "Parmi 25 000 d’entre eux, nous en avons identifié 70 gènes prédictifs de la récidive. C’est la biologie de la tumeur qui parle", explique Marie Dehem, directrice commerciale chez Agendia. Des résultats qui permettent de classer les patientes en différentes catégories, selon que leur risque de récidive est haut ou bas, voire ultra bas. "A la lumière de ce bilan, l’oncologue peut adapter le traitement proposé à la patiente. 15% des malades ont un risque extrêmement bas de récidive jusqu’à 20 ans après le diagnostic. Ces patientes-là peuvent s’éviter une hormonothérapie avec les effets secondaires que cela comporte."

Eviter la chimiothérapie

L’autre acteur principal sur le marché, l’américain Oncotype, a récemment démontré que 70% des chimiothérapies pouvaient être évitées dans le cancer du sein. Son étude Taylor X, qui utilise un test de signature génomique, a permis d’identifier les patientes qui tiraient vraiment un bénéfice du traitement ou non. Selon un test de probabilité, Tailor X a démontré que sous un certain score de probabilité de récidive, la chimiothérapie s’avère inutile.

"En France, le coût de ces tests n’est pas remboursé par la sécurité sociale mais il est pris en charge pour les patientes dans le cadre du Référentiel des actes innovants hors nomenclature à hauteur de 1849 euros", explique Marie Dehem d’Agendia. Au départ, les tumeurs prélevées sur des patientes dans les hôpitaux français étaient envoyées aux Pays-Bas en vue d’être analysées. Pour faciliter la procédure, Agendia a développé son kit de séquençage haut débit. Considéré comme un dispositif médical, il a obtenu le marquage CE en février dernier.

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