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L'Usine Aéro

Le buggy volant Pegase sur les traces de Louis Blériot

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La voiture volante Pegase de la start-up parisienne Vaylon relève le défi de rallier Paris à Londres via la route et le survol de la Manche.

Le buggy volant Pegase sur les traces de Louis Blériot © Julien Bergounhoux

Il peut rouler mais aussi voler. Né de l’imagination de la start-up parisienne Vaylon, le buggy volant Pegase s’apprête à relever un défi technologique autant qu’humain : Rallier Paris à Londres via la route et le survol de la Manche.

Equipée d’une grosse hélice d’ULM à l’arrière et d’une voile, la voiture volante peut décoller dès qu’elle atteint 40 km/h et n’a donc besoin que de cinquante à cent mètres pour prendre les airs. Elle peut voler à 80 km/h à une altitude pouvant aller jusqu’à 3 000 mètres et il ne faut que trente mètres pour retrouver la terre ferme.

Digne de l’exploit de Louis Blériot en 1909, premier aviateur à traverser la Manche, et soutenue par la Maison Cartier, l’aventure devrait débuter mardi 13 juin et se dérouler en trois temps. Première étape, le Buggy, conduit par Bruno Vezzoli, le pilote d’essai de Vaylon, partira de la capitale française pour rejoindre par la route Ambleteuse sur les côtes de la Manche. Il traversera ensuite cette dernière sur une distance de 35 kilomètres avant de se poser aux abords de Douvres puis de rejoindre Londres sur ses quatre roues.

Trente minutes au-dessus de la Manche

"Nous prévoyons une heure vol dont une trentaine de minutes au-dessus de l’eau et a une vitesse de croisière au-dessus de la mer de l’ordre de 70 à 80 km/h", explique Jérôme Dauffy, président de Vaylon.

Pour ce vol historique, la Vaylon Pegase n’a pas bénéficié d’aménagement spécifique et devrait avoir une consommation identique à celle d’un ULM - soit entre 10 et 12 litres de carburant selon Jérôme Dauffy - ce qui n’a pas nécessité l’installation d’un réservoir supplémentaire.

"La grosse difficulté quand le buggy sera en l’air c’est qu’il est à la merci du moindre pépin technique", admet Jérôme Dauffy. La machine volante a, toutefois, été testée avec succès sur un temps de vol similaire à celui qui l’attend entre le Nord de la France et les côtes du Kent.

Cette opération de communication intervient alors que l’entreprise aborde un tournant de sa jeune histoire. Après avoir vendu son premier prototype de démonstration aux Forces spéciales françaises, l’entreprise a sorti un second véhicule qui préfigure la fabrication en série. Elle vient de lancer une campagne de financement collaboratif sur le site de crowdfounding SmartAngels.

"Nous espérons collecter entre 500 000 et un million d’euros afin de préparer l’industrialisation et la commercialisation notamment à l’international", détaille Jérôme Dauffy.

Patrick Désavie en Île-de-France

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