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L'Usine Aéro

Le Brésil renoncerait au Rafale de Dassault pour les F-18 de Boeing

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Le Brésil n'a jamais été aussi proche de choisir d'équiper son armée de l'air avec le F-18 de Boeing au détriment notamment du Rafale de Dassault, a appris Reuters mardi 4 juin auprès de responsables brésiliens.

Le Brésil renoncerait au Rafale de Dassault pour les F-18 de Boeing © D.R. - MBDA/Dassault

La probabilité que le Brésil choisisse l'appareil américain plutôt que son rival français ou celui du suédois Saab s'est accentuée lors d'une visite du vice-président américain Joe Biden qui s'est employé à répondre aux inquiétudes soulevées par la présidente Dilma Rousseff, ont dit trois sources à Reuters.

L'une des principales questions résidait dans les chances de voir le Congrès américain accepter des transferts de technologies jugées sensibles vers le plus peuplé des pays d'Amérique latine. Joe Biden a assuré que ce serait le cas.

36 avions pour quatre milliards de dollars

L'accord portera sur la livraison de 36 avions de chasse pour un montant de quatre milliards de dollars. Des commandes supplémentaires devraient s'ajouter, gonflant encore la facture.

Les responsables ont toutefois précisé que la présidente brésilienne n'avait pas encore pris de décision définitive. Le calendrier exact de l'annonce n'est pas connu.

Les propos qu'elle a tenus lors d'une rencontre organisée avec Joe Biden laissent toutefois entendre qu'elle a une nette préférence pour Boeing. Sa décision pourrait être officialisée lors d'une visite aux Etats-Unis programmée pour le mois d'octobre.

"Si c'est Boeing, Biden pourra s'en attribuer le crédit", a dit l'une des sources.

La principale crainte de Dilma Rousseff était que le Congrès américain bloque l'accord pour des raisons de sécurité nationale. Si les relations entre Brasilia et Washington sont cordiales, l'attitude du Brésil vis-à-vis de l'Iran, du Venezuela ou d'autres pays a parfois le don d'exaspérer certains parlementaires américains.

Pour la présidente brésilienne, la technologie est en soi presque plus importante que les appareils eux-mêmes parce que les termes de l'accord sont en mesure d'avoir des répercussions positives pour l'ensemble de l'industrie locale de la défense.

Lors d'une rencontre organisée vendredi entre les deux responsables politiques, la Brésilienne a soulevé la question de l'accord sur les chasseurs et celle des transferts de technologie.

Son interlocuteur n'a fait aucune promesse ferme, mais il s'est appuyé sur son expérience de sénateur pour la rassurer.

Joe Biden a notamment souligné que les sénateurs démocrates n'étaient jamais à l'encontre des choix de Barack Obama en matière de ventes d'armes et prédit que la plupart des républicains marcheraient dans les pas du sénateur John McCain, fervent soutien de l'accord.

Avant que la conversation ne s'oriente vers d'autres sujets, Dilma Rousseff a tenu à remercier le vice-président américain pour la "force" des arguments employés pour défendre le F18.

Avec Reuters (Brian Winter)

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1 commentaire

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05/06/2013 - 10h06 -

Le poids des USA se fait sentir malgré la présence des Brésiliens au sein des filiales EADS, DASSAULT et SAAB auront servi de lièvre...Quand il s'agit de contrats militaires, les politiques américains sortent les crocs et les Européens ne font pas le poids
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