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Le Boeing 777X, un avion moins "japonais" que le 787 Dreamliner

Elodie Vallerey , ,

Publié le

Le 12 juin, le constructeur aéronautique américain Boeing a annoncé avoir conclu un accord avec cinq partenaires japonais pour assurer une partie de la production de son futur long-courrier 777X.

Le Boeing 777X, un avion moins japonais que le 787 Dreamliner © Boeing Concept

Mitsubishi Heavy Industries, Kawasaki Heavy Industries, Fuji Heavy Industries, ShinMaywa Industries et NIPPI. Voici les cinq principaux partenaires japonais choisis par Boeing pour participer à la production de son futur bicouloir 777X. Ils assureront, au total, 21 % de la production du nouveau vaisseau-amiral de l'avionneur de Seattle.

L'accord a été annoncé le 12 juin par Ray Conner, patron de Boeing Commercial Airplanes, la branche aviation civile du conglomérat américain. "Ces entreprises sont très performantes, fournissent une qualité supérieure et ont travaillé avec nous pour atteindre les objectifs de coûts", a-t-il commenté.

une relation parfois compliquée entre boeing et les fabricants japonais

Le 777X, dont de nouveaux détails ont été dévoilés récemment, sera donc en partie japonais... mais pas autant que ses prédécesseurs. Comme le rapporte l'AFP, les sous-traitants japonais de Boeing représentent 35% de la production du 787 Dreamliner et plus de 20% de l'actuel 777, dont le -X est une version allongée et moins friande en kérosène.

La relation entre Boeing et ses partenaires japonais a parfois été compliquée : on se souvient de la mise en cause de GS Yuasa, qui fabrique les batteries lithium-ion du 787, lors de la série d'incidents qui a affecté le programme début 2013.

Pour le 777X, Boeing a choisi la prudence. Alors qu'il avait choisi de délocaliser la fabrication des ailes du 787 chez Mitsubishi Heavy Industries, l'avionneur a cette fois décidé de façonner lui-même celles du 777X à Everett, son usine historique près de Seattle. Les années de retard pris par le programme Dreamliner souvent imputées à l'éparpillement de la supply chain y sont sûrement pour quelque chose...

Elodie Vallerey

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