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L'Usine Aéro

Le blindé franco-russe cale à cause de la crise ukrainienne... et de la Suède

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Publié le , mis à jour le 07/05/2014 À 12H59

Sous la pression du gouvernement suédois, le groupe nordique Volvo aurait contraint sa filiale Renault Truck Defense à geler sa coopération avec le fabricant russe Ural Vago Zavod en vue de concevoir un nouveau blindé dédié aux marchés exports.  

Le blindé franco-russe cale à cause de la crise ukrainienne... et de la Suède © DR

La crise ukrainienne va-t-elle faire capoter définitivement le projet de coopération d'un blindé franco-russe ? Le programme initié l'an dernier pour le développement d'un nouveau véhicule blindé entre Renault Trucks Defense et son partenaire russe Ural Vago Zavod (UVZ) est pour l'instant gelé. "C'est en stand-by. Nous sommes en attente de décisions gouvernementales", confirme-t-on du côté de Renault Trucks Defense (RTD). Cette filiale à 100% du fabricant suédois Volvo depuis 2011, réalise l’intégralité de sa production d'engins blindés et de sous-ensembles mécaniques en France et emploie directement environ 1 500 personnes sur plusieurs sites industriels.

A travers cette coopération, les russes sont venus chercher l'expertise en matière de chaîne cinématique (moteur, boîte de vitesse, pont...) de RTD pour développer un nouveau véhicule à 8 roues motrices de 30 tonnes pour les marchés à l'exportation. Si on est loin encore de l'industrialisation, plusieurs usines françaises pouvaient être associées au programme comme celles de Limoges (Haute-Vienne), de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ou encore celle de Marolles-en-Hurpoix (Essonne).

Pas de sanction côté français

"Cela bloquerait plutôt du côté des Suédois. Le gouvernement aurait demandé au groupe Volvo de suspendre sa coopération. C'est une mauvaise surprise pour les Russes qui pensaient négocier avec un industriel français", croit savoir un spécialiste dans le domaine de l'armement. De son côté, le ministère français de la Défense explique ne pas avoir aujourd'hui imposé aux industriels hexagonaux de geler leurs coopérations militaires avec leurs homologues russes et que seules les coopérations d'Etat à Etat étaient suspendues. La phase 2 des sanctions concerne en effet des individus tandis que la phase 3, si elle était activée, toucherait des secteurs économiques.

L'autre grand dossier de coopération militaire concerne la vente de deux navires porte hélicoptères (BPC) à la Russie pour un montant estimé de 1,2 milliard d'euros. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait renvoyé en mars dernier la décision ou non de suspendre la vente au moment de la livraison programmée du premier bâtiment, c'est à dire en octobre prochain.

Enfin dans le domaine des coopérations militaires dans le secteur aéronautique, les enjeux sont moindres. De l'aveu même de Marwan Lahoud, président du Gifas (groupement des Industries françaises aéronautiques et spatiales), "il n'y en a pas tant que ça".

Hassan Meddah

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