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L'Usine Agro

Le blé français retrouve sa compétitivité à l'export

Franck Stassi , , , ,

Publié le , mis à jour le 13/03/2019 À 18H19

Les exportations de blé français vers les pays tiers (hors Union européenne) progresseraient de 17% à l’issue de la campagne commerciale 2018-2019. La compétitivité-prix favorise notamment les ventes à l’Egypte, premier acheteur mondial de blé.

Le blé français retrouve sa compétitivité à l'export
Les embarquements de blé depuis les ports français sont en forte hausse en direction des pays tiers.

A quatre mois de l’échéance de la campagne commerciale 2018-2019, la France confirme ses bonnes performances à l’export sur le marché du blé tendre, dans les pays tiers. D’après les estimations de France AgriMer, 9,5 millions de tonnes (Mt) seraient exportées en-dehors de l’Union européenne, en hausse de 17% sur un an. Pour l’heure, en cumul sur les huit premiers mois de campagne, les exportations de blé tendre étaient supérieures aux deux dernières campagnes à la même période.

Le test égyptien

Les bonnes performances enregistrées en Egypte, premier acheteur mondial de blé, satisfont les professionnels de la filière. "Il n’y a rien de tel que les appels d’offres égyptiens pour savoir si nos céréales sont compétitives", résume Rémi Haquin, président du conseil spécialisé céréales de France AgriMer.Au 21 février, 480 000 tonnes de blé français avaient déjà été achetées par le Gasc, l’organisme qui centralise les achats publics égyptiens de blé. L’Egypte bénéficie actuellement d’un prêt privé renouvelable de 3 milliards de dollars, dont un tiers est alloué aux achats de blé.

Lors de la campagne précédente, seules 60 000 tonnes de blé avaient quitté la France pour rallier les ports égyptiens. Un chiffre qui constituait déjà une belle performance, puisque la campagne 2016-2017 n’avait donné lieu à aucun achat public de blé français. Cette saison avait été marquée par les atermoiements des autorités égyptiennes sur le taux d’ergot du blé acceptable dans les lots achetés.

Si l'Egypte est une opportunité de regagner des parts de marché sur les pays de la mer Noire, c'est l'Algérie qui consomme aujourd'hui la part la plus importante du blé français au grand export. Au cours des dernières semaines, la France y a intensifié ses ventes (3,8 Mt embarquées à fin février, en hausse de 14% en un an). Les exportateurs de blé français surveillent donc avec attention la situation politique algérienne, où tout blocage leur serait très préjudiciable.

Le blé français a aussi trouvé preneur au Yemen (55 000 tonnes à date, en progression de 88%). Ces chiffres masquent toutefois la perte de terrain de la France au sein de l’Union européenne, où les exportations de blé tendre chuteraient de 19,2% au cours de la campagne actuelle. Des chiffres qui ne tiennent pas encore compte du Brexit.

Le prix, argument décisif

Cette année, les professionnels français peuvent se battre sur l’argument du prix : "le blé français est quasiment le moins cher sur le marché avec certaines variétés américaines", observe Marc Zribi, chef de l’unité Grains et sucre de France AgriMer. D’après le Conseil international des grains, fin février, les prix du blé origine Union européenne s'établissaient en moyenne à 221 dollars par tonne, contre 234 dollars pour le blé origine Mer Noire.

Entre janvier et février, l’Egypte a réussi à abaisser de 264 à 255,7 dollars le prix moyen de la tonne de blé achetée – les Etats-Unis et l’Ukraine ont aussi figuré parmi les heureux vainqueurs des appels d’offres, tandis que la Russie s’est faite plus discrète ces dernières semaines. "En deuxième partie de campagne, les Russes vont chercher du blé de plus en plus loin, d’où un renchérissement du coût de leur logistique", explique Rémi Haquin. La hausse des prix intérieurs conduit également à une raréfaction des disponibilités russes à l’export. La Russie est également pénalisée par un allongement des durées d’inspection avant envoi à l’export.

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