Le bisphénol A interdit dans les contenants alimentaires

Le Parlement vient de voter définitivement l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires. Les industriels les plus réactifs devraient sans mal s’adapter.

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Le bisphénol A interdit dans les contenants alimentaires

Après plusieurs allers et retours entre le Sénat et l’Assemblée nationale, les deux chambres sont tombées d’accord. Le bisphénol A ne devra plus se trouver dans aucun contenant alimentaire en 2013, pour ceux destinés aux enfants de moins de trois ans, et dès juillet 2015 pour les autres. Le texte de loi précise que son interdiction comprend "la suspension de la fabrication, de l'importation, de l'exportation, et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A". Cette substance est en effet fortement soupçonnée d’être un perturbateur endocrinien.

Ou trouve-t-on ce fameux bisphénol A ? C’est en réalité l’une des molécules chimiques les plus répandues dans le monde, produites en particulier par deux géants de la chimie que sont l’américain Dow Chemical et l’allemand Bayer. Employée dans de très nombreux secteurs industriels, on la retrouve sous seulement deux formes dans celui des contenants alimentaires.

Une recherche de substituts au cas par cas

Sous forme de résine époxy, le bisphénol A est utilisé comme revêtement anti corrosion à l’intérieur des canettes boissons, des boîtes de conserve et des capsules métalliques des bocaux en verre. Il entre également dans la composition du polycarbonate, un plastique dur et transparent. Un polymère qui sert à la fabrication de certains saladiers, de bonbonnes d’eau et anciennement de biberons.

Comme nous l’expliquions dans notre numéro du 15 novembre 2012 (L'Usine Nouvelle n° 3307), de nombreux industriels se sont déjà lancés dans la course à la substitution. Si les solutions alternatives sont plus simples à trouver dans le secteur de l’emballage plastique, elles semblent moins aisées dans l’emballage métallique. La diversité des aliments et de leurs propriétés (acidité, basicité, teneur en eau…) compliquent la tâche des industriels et leur imposent une recherche de substituts au cas par cas.

Seule certitude : les premiers partis dans cette quête aux substituts maximiseront les chances de ne pas perdre de parts de marchés dans les mois et années à venir. Car cette interdiction agite bel et bien l’ensemble du secteur de l’emballage alimentaire. Marketing agressif, offensives commerciales venues d’autres filières (comme celle de la brique alimentaire qui tente une percée dans la longue conservation), bataille à coups de solutions innovantes… Seuls les plus réactifs emporteront le morceau !

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