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L'Usine de l'Energie

Le biogaz à la recherche de son modèle

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Le gaz d’origine renouvelable fait face à de multiples obstacles réglementaires et techniques. La loi de transition énergétique pourrait changer la donne.

Le biogaz à la recherche de son modèle
Les centres de valorisation des déchets organiques sont insuffisants en France. Ici, celui de Sequedin (Nord).
© patrick james / photopqr / voix du nord

Si le gaz est un vecteur de la transition énergétique, le biogaz apparaît comme une solution d’avenir. Ce gaz renouvelable, produit à partir de déchets urbains ou agricoles grâce à un méthaniseur, entre d’ores et déjà dans le process de certains industriels. Depuis 2011, ceux-ci ont même la possibilité de l’injecter, après purification, dans les réseaux de gaz. Un gaz non émetteur de CO2, exemplaire de l’économie circulaire… Malgré ce profil de champion, le biogaz peine à s’imposer.

Les méthaniseurs présentent de multiples contraintes : un coût prohibitif (plus de 1 million d’euros), un long retour sur investissement (environ dix ans), un approvisionnement difficile et un besoin important de maintenance. L’an passé, moins d’une quarantaine de méthaniseurs ont été installés en France. Pas de quoi atteindre l’objectif de 1 000 unités prévues en 2020. Le gouvernement a donc lancé un appel d’offres afin de développer 1 500 méthaniseurs d’ici à 2017.

Créer 1 400 sites d’injection

Cet objectif ambitieux se heurte à des difficultés de financement et aux lourdeurs administratives. Il faut parfois attendre cinq ans pour démarrer une installation ! La comparaison avec l’Allemagne est douloureuse. Outre-Rhin, près de 8 000 méthaniseurs fonctionnent, contre seulement 180 en France. Mais Sandra Lagumina, la directrice générale de GrDF, le distributeur de gaz, replace les choses dans leur contexte : « L’Allemagne a choisi de produire du biogaz non épuré et de développer des cultures de maïs dédiées. La France a pris un autre modèle avec une production de biométhane à partir de déchets. »

L’Hexagone a refusé de mettre en compétition les usages alimentaire et énergétique, là où l’Allemagne consacre 7 % de sa production de maïs pour le gaz. Lors de son passage au Sénat, un nouvel objectif a été ajouté à la loi de transition énergétique : 10 % de biogaz dans les réseaux en 2030. Selon GrDF, cela nécessite de créer 1 400 sites d’injection (il y en a huit aujourd’hui). La ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal, a donc réuni, le 24 mars, les acteurs de la méthanisation afin de construire une véritable filière. 

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