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Le bio a de beaux jours devant lui…

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La consommation de produits issus de l’agriculture biologique a augmenté de 15 % l’an dernier (par rapport à 2008). Mais l’Agence bio cherche à montrer que ces aliments réputés sains ne sont pas si chers que ça… En 2009, il est vrai, le bio aurait en partie échappé à l’inflation.

Le bio a de beaux jours devant lui…

«Produits bio», dans l’imaginaire des consommateurs, s’apparente souvent à «prix élevés». Rien de plus faux, selon l’Agence Bio. Le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, celui de l’Ecologie et divers organismes défendant les intérêts des agriculteurs unissent leurs forces au sein de ce groupement d’intérêt public.

L’Agence soutient que les prix des produits bio en général n’ont pas augmenté en 2009. Par contre, leurs ventes ont pris l’ascenseur : + 15 % cette année-là. Les Français ont dépensé trois milliards d'euros en 2009, contre 2,6 milliards en 2008 pour faire le plein d’aliments issus de l’agriculture biologique. Sans doute les propos tenus par Elizabeth Mercier, la directrice de l’Agence Bio, le 19 mai 2010, visaient-ils à dissiper le malaise qui s’était fait jour, l’an dernier, à la suite de la publication d’une enquête par un magazine spécialisé, Linéaires. Ce périodique montrait que les produits bio coûtent les peaux de la fesse : 72 % plus chers que les produits conventionnels correspondants.

D’où une abondante étude, pondue par l’Agence, censée prouver par A + B que les prix de ces références sont restés stables en 2009. Toutefois, s’ils étaient déjà plus chers que les autres avant 2009, même une telle stabilité ne saurait signifier qu’acheter bio, c’est acheter léger ! Selon l’Agence, le prix des fruits et légumes bio, a reculé de 3 % l’an dernier par rapport à 2008. De même, les spécialités de la mer, de la saucissonerie-fumaison et des traiteurs ont décru de 2 %. Par contre, l’épicerie salée version bio a vu ses prix s’épicer de + 4 % et la volaille de 3 %.

Toujours plus d'opérateurs

L’important est ailleurs… L’Agence fait état d’un ralliement toujours plus grand des opérateurs au concept bio. Désormais, ils sont 25.203 à exploiter cet alléchant filon, 21 % plus nombreux qu’en 2008 : 16.446 producteurs, 6352 préparateurs, 2233 distributeurs, 172 importateurs.

L’Agence bio relève qu’en 2009 s’est produite une forte progression des surfaces cultivées «en conversion», désormais vouées au bio. Chaque mois, plus de 300 nouvelles exploitations bio se lancent dans de telles productions.
La Région Paca est la championne, dans le palmarès des régions le plus fortement acquises aux atouts du bio, suivie du Languedoc-Roussillon et du Midi-Pyrénées. Un tel classement est établi selon le critère suivant : part de l’agriculture biologique dans le total des cultures.

A l’autre bout de la chaîne, c'est-à-dire les points de vente, l’on constate un doublement sur quatre ans du chiffre d’affaires du marché de l’alimentation bio. Ce sont les grandes surfaces alimentaires qui écoulent le plus de produits bio, soit 45 % des ventes en valeur, suivies des magasins spécialisés (26 %). Les produits laitiers et œufs constituent la catégorie la plus fortement investie par le bio (19 % des ventes), talonnés par l’épicerie (19 %) et le pain et farine (11 %). 

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