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L'Usine de l'Energie

Le bilan de Proglio à la tête d'EDF plaide en sa faveur

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

Le président d’EDF Henri Proglio, dont le mandat se termine en novembre 2014, pourrait être reconduit trois ans à son poste sur décision de l’Elysée.

Le bilan de Proglio à la tête d'EDF plaide en sa faveur © Philippe Eranian - EDF

Si l’on en croit les rumeurs en provenance de l’Elysée et de Matignon, Henri Proglio, le PDG d’EDF, devrait survivre à François Hollande. En campagne en 2012, le président de la République désignait pourtant le patron de l’électricien, mis en place par Nicolas Sarkozy, comme l’un des hommes à abattre. Alors que le mandat d’Henri Proglio se termine en novembre 2014 après cinq ans d’exercice, le gouvernement devrait sans doute le prolonger de trois ans jusqu’à la limite d’âge légale de 67 ans. Un délai permettant de prévoir plus tranquillement la passation de pouvoir, mais aussi de ne pas perturber le lancement de la transition énergétique dessinée par la loi de Ségolène Royal.

Au-delà de ces aspects pratiques, Henri Proglio peut se prévaloir d’un bilan plutôt positif. D’une part, le groupe affiche une belle santé, alors même que les autres énergéticiens européens se heurtent à des difficultés financières. En 2013, EDF affichait un chiffre d’affaires en hausse de 2,9 % à 75,6 milliards d’euros et un résultat net en hausse de 7,4 % à 3,5 milliards d'euros, le tout avec un endettement maîtrisé. Henri Proglio ne rate d’ailleurs pas une occasion de rappeler que son groupe a versé 2 milliards d’euros d’impôts en 2013 et que "les intérêts d'EDF sont ceux de ses actionnaires, donc de l'Etat, donc de la France".

Deux milliards d’impôts

Il a aussi acquis la paix sociale puisque, ces dernières années, aucun grand mouvement n’a perturbé durablement la bonne marche de l’entreprise aux 160 000 salariés. "Même si pour cela, Henri Proglio se comporte parfois en seigneur d’une forteresse assiégée", confie un haut responsable ministériel. L’une de ses grandes réussites a été de se désengager de marchés internationaux où EDF aurait pu s’enliser. Ainsi EDF, en 2010, a vendu à un très bon prix sa participation dans EnBW, sortant d’un marché allemand de plus en plus difficile pour les énergéticiens. EDF a aussi repris ses billes aux Etats-Unis, où le gaz de schiste a tué le tant espéré renouveau nucléaire du pays.

Le principal loupé d’Henri Proglio porte sur le taux de disponibilité du parc nucléaire. Alors qu’en 2009, le parc nucléaire affiche un taux de disponibilité historiquement bas à 78 % (contre plus de 85 % en Belgique), l’Etat confie explicitement à l’ex-patron de Veolia la charge d’améliorer cette performance. S’il y aura des améliorations, le parc ne fera que flirter avec les 80 %.

Si Henri Proglio est effectivement reconduit à la tête d’EDF, son statut de "survivant" ne sera pas usurpé. Depuis 2009, il aura survécu à trois tentatives de putsch venant tantôt de l’intérieur de l’entreprise, tantôt de l’Etat. Depuis plus d’un an, ces attaques se sont atténuées et le grand patron, dont la puissance des réseaux n’est un secret pour personne, semble être parvenu à apaiser le chef de l’Etat.

Ludovic Dupin

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