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L'Usine Agro

Le bien-être animal a désormais son étiquette

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Le groupe Casino, en partenariat avec trois organisations de protection animale, vient de lancer le premier étiquetage sur le bien-être animal. Apposé sur les produits du distributeur, ce nouveau label vise à s'étendre à tous les aliments des industriels et producteurs dans les années à venir. 

Le bien-être animal a désormais son étiquette
Le nouveau label bien-être animal lancé par Casino
© Ah

Selon un sondage IFOP de 2017, 80% des Français se disent préoccupés par le bien-être animal et 70% d'entre eux souhaiteraient obtenir plus d'informations sur ce sujet à propos des produits qu'ils consomment. Une préoccupation dont les industriels et la grande distribution ont décidé de s'emparer.

Après l'étiquetage nutritionnel, les questions environnementales et le label bio, le groupe Casino, en partenariat avec trois ONG de protection animale vient, en effet, d'annoncer le lancement d'un label sur le bien-être animal en France. Mis sur le marché à partir du 10 décembre prochain, le label "bien-être animal" sera étiqueté, dans un premier temps, sur six références de la filière volaille. A terme, le groupe espère que d'autres industriels rejoindront le projet et l'appliqueront à leurs produits. 

230 critères pris en compte

Trois organisations indépendantes spécialisées sur le sujet – Compassion in World Farming France (CIWF France), La Fondation droit animal, éthique et sciences (LFDA) et l’association Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA) - se sont penchées, pendant plus de deux ans, sur un référentiel universel permettant une évaluation et une notation selon quatre niveaux allant de A pour les produits dits "supérieurs" à D pour les produits standards.

Au total, 230 critères sont pris en compte: "10 concernent les couvoirs, une cinquantaine sont relatifs à l'élevage, 20 à la collecte et au transport et enfin 150 à l'abattage", précise Mathilde Bibal, responsable de mission RSE chez Casino. Ainsi, obtiennent la meilleure notation les poulets à la durée de vie minimale de 81 jours, ayant eu accès à l'extérieur et bénéficiant d'un rythme de croissance "lent". Un temps de transport jusqu'à l'abattoir inférieur à 3 heures est également exigé ainsi qu'un étourdissement préalable à la saignée: "La grande force de cette notation est de prendre aussi bien en compte les conditions d'élevage que le transport ou la question de l'abattage", se félicite Jean Pierre Kieffer, président de l'OABA. 

Généralisation du label

L'étiquette, qui fera son apparition en rayon le 10 décembre prochain, concernera dans un premier temps six références de la filière poulet du groupe Casino. Au total, plus de 100 éleveurs appartenant à deux groupements et un abattoir ont déjà été audités. "Le contrôle est assuré par des partenaires tiers et renouvelé au moins une fois par an", précise le groupe stéphanois. 

Mais le distributeur entend élargir le label à d'autres gammes. La filière volaille bio devrait être la prochaine concernée. Dans les 15 prochains jours, le distributeur entamera également des discussions avec les autres partenaires industriels. "Pour que ce label soit crédible et légitime, il faut qu'il se généralise", explique Matthieu Riché, le directeur RSE du groupe Casino. "Notre objectif est aussi de contribuer à la mise en place d’un étiquetage national".

Frustration de la Loi Alimentation

Nutriscore, Ferme France, Label Rouge... Le label "bien-être animal" vise avant tout à répondre à la demande de transparence des consommateurs. 850 000 poulets sont produits en France chaque année dont plus de 80% de manière intensive. "Le label bien-être animal doit permettre aux consommateurs de faire un choix éclairé sur ce qu'il consomme", estime Jean Pierre Kieffer. Le professionnel voit d'ailleurs dans cette nouvelle étiquette une réponse aux frustrations engendrées par les débats sur la loi Alimentation où le bien-être animal avait été largement discuté, sans pour autant que cela ne se traduise dans le texte. "Ce label va combler l'absence de mesures de la loi Alimentation" explique Jean Pierre Kieffer précisant que, par exemple, pour obtenir les niveaux A et B, les abattoirs doivent être équipés d'un système de vidéo-surveillance. 

Reste à savoir si face à la profusion de nouvelles étiquettes, les consommateurs, eux, se montreront réceptifs. 

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