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Le béton préfabriqué se consolide

Publié le

La fusion de Bonna Sabla et Consolis crée un groupe européen de plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires.

C'est sous l'égide du fonds d'investissement Industri Kapital qu'est en train de naître un poids lourd des produits préfabriqués en béton. Le français Bonna Sabla, et le finlandais Consolis, tous deux rachetés par la société d'investissement d'origine scandinave, vont former ensemble un groupe de 8 000 personnes, repré-sentant plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires.

Un mouvement de concentration significatif, dans un secteur qui est encore très morcelé : en France, la production de produits en béton a représenté 2,45 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2004 (en hausse de plus de 10 %), répartis entre plus de 700 entreprises. « La conséquence de ce morcellement, c'est que l'industrie du béton préfabriqué investit en France autant que les cimentiers, mais avec une rentabilité deux à trois fois moin-dre », affirme Philippe Milliet, président du directoire de Bonna Sabla, et qui va diriger le nouvel ensemble.

Ex-filiale de Veolia environnement, Bonna Sabla, dont l'actionnaire majoritaire depuis 2002 était Axa Private Equity (aux côtés de Veolia), sera placé avec Consolis sous une holding commune. Mais chacune des deux entreprises devrait conserver son identité, notamment à travers ses marques. « L'ensemble - une centaine d'usines - est aujourd'hui organisé en une vingtaine de centres de profits, que l'on retrouvera dans la nouvelle entité », explique Philippe Milliet.

De fait, les deux groupes ont peu de recouvrement. Basé à la Défense, Bonna Sabla (2 800 personnes, 400 millions d'euros de chiffres d'affaires) est surtout présent dans les travaux publics, tandis que Consolis (5 100 personnes, 700 millions d'euros de chiffre d'affaires), travaille pour le bâtiment. Sur le plan géographique, le français est présent en Espagne, en Grande-Bretagne, et en Afrique du Nord, tandis que le finlandais s'est implanté en Scandinavie, aux Pays-Bas et en Europe de l'Est. Leur rapprochement permettra de jouer de l'effet de taille sur certains achats, d'optimiser les investissements (échanges de moules, par exemple), et de mieux répartir géographiquement une activité soumise aux cycles du B-TP.

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