Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

"Le bassin de Lacq est en pleine vitalisation"

,

Publié le

Entretien Sur le Bassin de Lacq, l’accueil des entreprises a été organisé avec la création du GIP Chemparc en 2003 et la mise en place de deux plates-formes industrielles (Sobegi en 1975 et Induslacq en 2004), en charge de gérer toute nouvelle implantation locale. C’est sur cette dernière plate-forme que le japonais Toray pourrait annoncer prochainement l’implantation d’une unité de production de PAN. Patrice Bernos, le directeur général de Chemparc, explique le renouveau du bassin.

Le bassin de Lacq est en pleine vitalisation
Patrice Bernos, directeur général de Chemparc

L’Usine Nouvelle - Pour quand attendez-vous la décision d’investir du japonais Toray dans une unité de PAN sur la plate-forme industrielle Induslacq ?
Patrice Bernos -  La décision devrait se finaliser d’ici la fin de ce mois. Total et tous les partenaires ont donné au groupe Toray tout ce qu’il fallait pour que la décision soit favorable à une installation sur la plate-forme industrielle d’Induslacq.
C’est d’ailleurs la première fois que je vois une mobilisation des collectivités et de l’Etat aussi forte pour accrocher un investissement. Le projet de Toray est dimensionné pour s’installer sur 15 hectares. Nous attendons et nous espérons une décision pour fin décembre. Il y a nécessité à trouver une activité industrielle forte consommatrice d’énergie sur Induslacq.

Est-ce le seul dossier sur lequel vous comptez ?
Pas du tout. On peut dire aujourd’hui que le bassin de Lacq est en pleine vitalisation. Les nuages s’estompent ! Nous ne sommes plus dans un contexte de revitalisation lié à l’arrêt du gaz de Lacq. Dans les investissements à venir, le fait majeur, c’est d’abord "Cluster Chimie 2030". Une solution trouvée par les industriels pour pérenniser la thiochimie sur le bassin. Un investissement de 153 millions d’euros. Autre arrivée : Charmont Investissement qui vient de déposer son permis de construire. Il s’agit d’un investissement de 30 millions d’euros, avec 30 emplois crées dans la production de granulés bois. Dans un premier temps, cette société s’était positionnée avec des partenaires allemands sur une même activité, sur la Côte basque. Le dossier a capoté, mais Charmont a souhaité investir dans la région. Début 2012, Séché Environnement démarrera aussi une unité de traitement des sols. Un investissement de 2,5 millions d’euros pour 10 emplois créés.

De son côté, Messer compte installer sur les terrains d’Abengoa une unité qui va récupérer et liquéfier le CO² d’Abengoa pour le commercialiser, notamment pour des utilisations agroalimentaires. Un investissement de 10 millions d’euros. Retia, filiale de Total, s’est aussi installée sur Induslacq depuis le second semestre 2011 pour procéder au rebouchage des puits et à la remise à niveau des terrains.

Enfin, Abengoa et Cofely discutent sur un éventuel rapprochement. Tous deux ont vu leur projet de création de centrale biomasse labélisée.

Le 3 février prochain, nous allons inaugurer notre hôtel d’entreprises. Appelé ChemStart’Up, il sera dédié aux jeunes entreprises spécialisées dans la chimie fine et les nouveaux matériaux. Un bâtiment de huit modules de 220 m². Un investissement de 6,7 millions d’euros engagé par les collectivités locales et Total. Une première PMI, Borochem s’y est installée. Et nous sommes en négociations avec trois autres jeunes pousses qui pourraient arriver en 2012. Notre objectif est d’avoir la moitié du bâtiment remplie d’ici à fin 2012.

Le GIP Chemparc arrive à échéance en 2013. Quelle nouvelle forme pourrait-il prendre ?
Ce GIP qui regroupe les industriels du Bassin de Lacq, soit une trentaine de donneurs d’ordres, l’association Lacq Plus qui regroupe 200 prestataires, mais aussi les collectivités territoriales et l’Etat, est un outil particulier que l’Etat a mis à disposition des territoires. Nous lançons la réflexion sur le devenir de Chemparc... Il serait dommageable de l’arrêter. L’élan est là !

Propos recueillis par Colette Goinère

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle