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Quotidien des Usines

Le 31/01/05 - Un nouveau géant dans les biens de consommation. L'assouplissement des 35 heures sur la voie parlementaire. France Télécom freine sur les suppressions de postes...

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Un nouveau géant dans les biens de consommation. Tous vos quotidiens reviennent sur la fusion annoncée vendredi de Gillette et Procter & Gamble. Le rachat de Gillette représente la plus grande fusion de toute l'histoire des biens de consommation. Avec cette opération à 57 milliards de dollars, la nouvelle entité dépasse le numéro un actuel, Unilever. Celui-ci réalise un peu plus de 48 milliards de dollars de chiffre d'affaires, alors que le tandem Procter plus Gillette va culminer à plus de 60 milliards, avec une capitalisation d'environ 200 milliards. Le nouveau colosse va avoir un pouvoir de négociation considérable, notamment avec la grande distribution. Les deux groupes ont des gammes de produits complémentaires et pourraient réaliser entre 14 et 16 milliards de dollars de synergies et d'économies d'échelle. 6.000 postes pourraient également être supprimés. La concurrence, sous pression, devrait être obligée de repartir dans une course à la concentration.

L'assouplissement des 35 heures sur la voie parlementaire. La stagnation du nombre de chômeurs va-t-elle compromettre les ambitions du Premier ministre se demande Les Echos. A la veille de l'examen de la proposition de loi sur l'assouplissement de la durée du travail à l'assemblée, le volontarisme de Jean-Pierre Raffarin, qui compte sur une baisse significative des demandeurs d'emplois, semble battu en brèche par les faits. En ce qui concerne la réforme des 35 heures, il n'est pas sûr que le slogan " travailler plus pour gagner plus " réponde vraiment à l'attente des salariés, alors que peu d'entreprises se montrent pressées de négocier de nouveaux accords en appliquant de nouvelles dispositions.

France Télécom freine sur les suppressions de postes. L'opérateur public a annoncé vouloir supprimer 8.000 postes en 2005, soit presque la moitié des 15.000 emplois perdus en 2005, si l'on tient compte de la réduction de périmètre, note Les Echos. Les réductions d'effectifs, 5.500 pour l'hexagone, devraient se réaliser sans licenciements, essentiellement par le biais de départ en retraite et pré-retraite et par des transferts vers la fonction publique de quelque 2.000 salariés. Parallèlement, une partie des départs sera compensée par 3.000 embauches, 1.800 postes pour le commercial, 300 dans la recherche et 300 pour le réseau. Il s'agira surtout de CDI à temps partiel, pour adapter l'activité au flux de clientèle, selon la direction. 2.500 postes seront supprimés hors de France, notamment dans la filiale polonaise TPSA et dans la filiale britannique d'Orange.

Mitsubishi présente son plan de survie. Le seul constructeur nippon en difficulté, a échappé à la faillite grâce à un apport d'argent frais de 4 milliards d'euros, indique Les Echos. Les filiales du conglomérat Mitsubishi vont apporter des fonds à hauteur de 2,2 milliards d'euros, qui vont permettre d'obtenir un prêt supplémentaire e 1,8 milliard. Le constructeur d'automobiles et de camions, plus connu en Europe pour ses 4X4, a vu son chiffre d'affaire baisser de 19 % l'année dernière et a enregistré des pertes de 3,5 milliards d'euros. Mitsubishi Motors est englué depuis des années dans des scandales à répétition sur des défauts dissimulés sur des voitures et des camions. En marge de ce véritable plan de la dernière chance, le constructeur français PSA a annoncé un accord de coopération avec le japonais, sur un nouveau véhicule tout-terrain, note La Tribune. Après Renault, avec Nissan et Samsung, Peugeot veut enfin investir cette niche en constante expansion.

Alcatel souhaite se renforcer dans le militaire. Serge Tchuruk ne fera pas de Thales une simple opération financière, souligne La Tribune. S'il revend la participation qu'il détient dans l'électronicien, ce sera pour réaliser une opération industrielle. Alcatel pourrait prétendre à certaines activités de télécoms militaires de Thales, qui dégageraient des synergies avec ses activités civiles. Cette déclaration des ambitions de l'équipementier des télécoms peut dissuader les appétits de prédateurs potentiels, mais elle va se heurter à celles d'EADS, le consortium européen souhaite également se renforcer dans le militaire, et à celles de Thales lui-même pour qui c'est le cœur de métier. Dans ce meccano industriel, l'Etat tranchera sans doute en dernier ressort.

Le procès Executive Life dans la dernière ligne droite. Lors d'une audience de procédure vendredi dernier, le juge en charge du dossier a posé les grandes lignes du procès qui doit s'ouvrir, faute de transaction, dans quinze jours et pourrait durer quatre mois, affirment La Tribune et Le Figaro. Ce sera cette fois un procès au civil, qui devra déterminer si le Crédit Lyonnais et sa filiale Altus Finances ont violé au début des années 90, la réglementation américaine lors de la reprise controversée de la compagnie d'assurance californienne Executive Life. Lors du précédent dossier pénal, les parties françaises ont été condamnées fin 2003 à verser environ 550 millions aux plaignants. Pour le volet civil, le commissaire américain aux assurances pourrait réclamer jusqu'à 4 milliards de dollars au camp français.

Didier RAGU

A demain !

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