Le 30/05/05 - Patronat, le Medef étudie les candidatures aujourd'hui. Boeing tourne le dos à la crise. Ecrans plats, LG-Philips numéro un. SAP casse ses prix pour contrer Oracle...

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Patronat, le Medef étudie les candidatures aujourd'hui. Il ne reste plus que quatre candidats pour prétendre succéder à Ernest-Antoine Seillère à la tête du syndicat patronal, après le désistement de Charles Beigbeder ce week-end, rapportent, Les Echos et La Tribune. Les 45 membres du conseil exécutif doivent faire leur choix et rendre un avis ce matin. Celui-ci n'est que consultatif, mais il sera psychologiquement très important pour le candidat retenu, qui devrait partir avec une longueur d'avance pour l'élection du 5 juillet prochain. Actuellement Laurence Parisot et Yvon Jacob tiendraient la corde, forts du soutien d'un certain nombre de branches et de groupements de professions. Hughes-Arnaud Mayer et Francis Mer n'ont sans doute pas dit leur dernier mot, mais il est peut probable que tous les challengers soient encore en piste début juillet.

Boeing tourne le dos à la crise. Après quatre années de marasme, le constructeur de Seattle sort la tête de l'eau et s'apprête à nommer un nouveau PDG. Encore dépassé cette année par son rival européen en terme de livraisons, l'Américain a engrangé un nombre considérable de contrats depuis le début de l'année, 455, dont 218 commandes fermes, ce qui devrait lui permettre de repasser à la première place mondiale en 2007, voire en 2006, note Les Echos. L'avionneur est notamment porté par le très bon accueil des compagnies pour son nouveau modèle 787, le futur long courrier de 250 places qui entrera en service en 2007 et a enregistré 214 commandes fermes pour ce modèle. Mais la rentabilité a également fait un bond, elle pourrait atteindre près de 10 %, y compris dans la branche commerciale, très en retrait par rapport au secteur militaire. Il ne reste plus à Boeing pour tourner la page, qu'à trouver un successeur à Harry Stonecipher, touché par un scandale au printemps.

Ecrans plats, LG-Philips numéro un. La concurrence s'intensifie pour monter sur le podium dans le secteur des écrans à cristaux liquides, indique Les Echos, la société commune créée par Le Coréen LG et le Néerlandais Philips a conquit la première place au détriment de l'autre groupe coréen Samsung. Au premier trimestre 2005 LG-Philips détenait 24,3 %, en progression de 74 %, de part de marché dans la production de dalles d'écran, contre 21,1 % pour son concurrent Samsung en hausse de 33,7 %, par rapport à la même période en 2004. La forte augmentation de la production a été portée par le forte demande des industries informatique et électronique. Dans ce secteur les fabricants sud-coréens tiennent 47 % du marché, tandis que les constructeurs taiwanais peuvent se prévaloir de près d'un tiers des ventes.

SAP casse ses prix pour contrer Oracle. Après son échec sur Retek, tombé dans le giron de l'Américain Oracle, tout comme PeopleSoft et JDEdwards, l'éditeur de progiciels de gestion propose des conditions de prix avantageuses aux clients de son concurrent, avec un programme spécial de migration vers ses produits. Avec ses nombreuses acquisitions Oracle se retrouve avec une grande diversité de produits qu'il va devoir fusionner progressivement avec ses technologies, remarque Les Echos. Ce qui fait peser une certaine incertitude sur les investissements informatiques des entreprises. L'Allemand SAP, toujours numéro un mondial, compte profiter de cette situation pour rallier les indécis, avec des offres de prix et de services adaptés.

Toujours l'effervescence dans la banque italienne. Malgré les difficultés suscitées par les offres au mois de mars dernier de BBVA sur BNL et d'ABN Amro sur Banca Antoveneta, et notamment les réticences de la Banque d'Italie de voir des étrangers mettre la main sur des fleurons de la péninsule, la consolidation se poursuit dans la banque européenne, relève Les Echos. C'est cette fois-ci l'Italien Unicrédit qui repart à l'offensive et a repris ses discussions avec l'Allemand Hypo Vereinsbank, deuxième banque privée outre-Rhin en vue d'une fusion. L'offre d'Unicrédit valoriserait HVB à 16 milliards d'euros, la plus grosse opération de fusion trans-frontalière en Europe et donnerait naissance au neuvième groupe bancaire européen.

Dassault Aviation se sent à l'abri des raiders. Dans un entretien à La Tribune, Charles Edelstenne, patron de Dassault Aviation et Dassault Système, se prévaut d'une situation financière et capitalistique confortable pour s'estimer à l'abri d'offres inamicales. Dans la branche aéronautique où les dernières versions du Falcon remportent un grand succès, il souhaite privilégier les acquisitions ciblées, excluant de racheter un concurrent dans les avions d'affaires et soulignant par ailleurs les difficultés d'absorber une entreprise dans le secteur de la défense. Il annonce le lancement officiel au prochain salon du Bourget, un démonstrateur d'avion de combat sans pilote. Dans le domaine de la CAO, il souligne que le rachat par Dassault Système de la société américaine Abaqus va le placer en très bonne place sur le marché de la simulation.

Didier RAGU

A demain !

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