Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Le 22/10/04 - Le nucléaire de troisième génération est lancé. Perrier serait toujours à vendre. Thomson va sortir de l'électronique grand public. La consommation des ménages ralentit...

, , , ,

Publié le

Les entreprises citées


Le nucléaire de troisième génération est lancé. Hausse de la consommation d'électricité, vieillissement de notre parc de centrales, flambée des cours du brut, les bonnes raisons ne manquent pas pour motiver la relance du programme nucléaire français. Comme Les Echos l'avaient annoncé, c'est donc le site de Flamanville dans la Manche, qui accueillera la construction de l'EPR, le nouveau réacteur nucléaire à eau pressurisé. A la fois plus sûr et plus puissant (1600 MWe), il consommera également moins de combustible (-15 %) et produira moins de déchets. Il coûtera environ 3 milliards d'euros, aura une durée de vie d'une soixantaine d'années et sera construit entre 2005 et 2012. Les nombreux emplois induits seront une bouffée d'oxygène pour la Basse-Normandie, note Le Figaro. D'ici là EDF va également devoir investir dans son outil industriel et son réseau de distribution pour faire face à la progression consommation française.

Perrier serait toujours à vendre. Les syndicats ont beau crier au scandale, la menace d'une cession de la célèbre eau minérale de Vergèze est toujours dans l'air, remarquent Les Echos et la Financial Times. Peter Brabeck, le patron de Nestlé, propriétaire de Perrier, tient toujours pour crédible le scénario d'une désengagement du groupe suisse. Il a rappelé que tant que le site de Vergèze n'aura pas amélioré sa productivité, il n'y aura pas d'investissements et la vente restera l'une des options. Il fustige au passage l'absentéisme élevé et le refus de la CGT d'accompagner le plan de départ en préretraites.

Thomson va sortir de l'électronique grand public. C'est officiel annonce Les Echos, le dernier grand métier historique du groupe, les téléviseurs, va être abandonné. La fabrication de tubes cathodiques emploie encore 15.000 personnes sur 7 sites à travers le monde pour un chiffre d'affaires d'environ 1 milliard d'euros. Les téléviseurs ont déjà été cédés au chinois TCL, le désengagement des tubes pourrait prendre la forme d'une coentreprise avec un acteur asiatique, dans laquelle Thomson n'aurait plus qu'une participation minoritaire. Il n'est pas encore certains que le millier de salariés en France, qui conçoivent des composants, fasse partie de l'opération. Thomson a pris des mesures pour entériner la dépréciation de cette activité, en provisionnant dans ses comptes 780 millions d'euros.

La consommation des ménages ralentit. Les achats des ménages en produits manufacturés ont reculé de 0,6 % en septembre et de 0,7 % sur le troisième trimestre, indiquent La Tribune et le Figaro. C'est visiblement le commerce de détail qui est responsable de cette baisse de performance, en rythme annuel, la progression de la consommation atteint 1,8 %, alors qu'elle surfait sur 5 % à la fin du mois d'août. Pour les économistes, les soutiens à la consommation sont assez faibles, le prix du pétrole joue sur la perception de l'inflation, et la mauvaise conjoncture du marché du travail, sont autant de facteurs qui jouent sur le moral des ménages et les incitent à privilégier l'épargne au détriment de la consommation.

Sanofi-Aventis tient ses prévisions. Le numéro trois mondial de la pharmacie affiche une hausse de son chiffre d'affaires de 10,7 % au troisième trimestre, à près de 6,5 milliards d'euros. La fusion entre le Français et l'Allemand semble bien digérée, malgré une conjoncture difficile dans le secteur pharmaceutique, relève La Tribune. Le schéma du nouveau groupe prend forme, avec une structure par grands métiers : opérations pharmaceutiques, opérations industrielles, opérations scientifiques et médicales et vaccins. Le développement des médicaments génériques revêt un intérêt stratégique. Reste à savoir comment le groupe va trouver le 1,6 milliard de synergies prévu.

La réforme de l'ISF toujours en débat. Le forcing des députés UMP pour adoucir l'impôt de solidarité sur la fortune semble payant, rapporte La Tribune. Le feu vert à l'actualisation systématique du barème, comme pour l'impôt sur le revenu est d'ores et déjà acquis. Mais le ministre de l'Economie souhaite aller plus loin en proposant une vraie réforme. Il envisage une réduction d'impôt pour les contribuables qui investiront dans une PME. Il a par ailleurs laissé six mois aux commissions des finances de l'Assemblée et du Sénat, pour trouver un consensus afin de revenir au plafonnement - 85 % du revenu annuel - supprimé en 96 et revenir au principe de ne pas prendre au contribuable, plus qu'il ne gagne.

Didier RAGU

Bon week-end, à lundi !

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle