Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Le 21/02/05 - Un contrat intermédiaire pour les licenciés économiques. Thales analyse les scénarios d'alliance. Valse des dirigeants chez Fiat Auto. Peut-être une issue dans l'affaire Edison...

, , , ,

Publié le


Un contrat intermédiaire pour les licenciés économiques. Dans la foulée du rapport Borloo, Yasid Sabeg, le PDG de Cs Communication et Système va remettre au ministre du Travail et de la Cohésion sociale une série de propositions, notamment sur les licenciements économiques. Selon Les Echos, l'une des mesures phares du dispositif serait le "contrat intermédiaire". Il serait piloté par l'agence de retour à l'emploi de son bassin d'emploi et commencerait par un bilan d'accompagnement (compétence, santé, formation, projet..) La durée du contrat serait personnalisée, elle pourrait aller de 8 à 12 mois. Le contrat pourrait être interrompu par des missions d'intérim ou un CDD et reprendre ensuite. L'une des particularités du contrat intermédiaire serait de garantir une rémunération élevée, qui représenterait 90 % du salaire net antérieur.

Thales analyse les scénarios d'alliance. Le groupe français d'électronique de défense souhaite éviter le démantèlement alors que des rumeurs de désengagement de ses grands actionnaires, Alcatel ou Dassault, se sont développées. Dans un entretien aux Echos, Denis Ranque, PDG de Thales, dévoile une partie de sa stratégie. Il indique tout d'abord que toute consolidation doit être justifiée par des considérations industrielles et économiques. Mais il estime que dans la défense, une nouvelle phase de consolidation est redevenue possible, dans l'industrie navale, l'armement terrestre ou la sécurité les acteurs restent encore trop dispersés. Dans les divers scénarios d'alliance, l'option EADS n'est que l'une d'entre elles, de même que celle avec le duo Alcatel-Finmeccanica.

Valse des dirigeants chez Fiat Auto. Après Herbert Demel, l'administrateur délégué et administrateur général de la branche automobile de Fiat Auto, c'est au tour de Martin Leach, le patron de Maserati d'être guetté par la sortie de route, relève Les Echos. Après le remplacement de José Maria Alapont, ex patron d'Iveco et dans la foulée du divorce avec General Motors la réorganisation est sévère et Sergio Marchionne administrateur délégué de Fiat va se retrouver seul pour tenir les rênes de la branche automobile. Il va surtout devoir la sortir de l'ornière. Pour tous les analystes, l'année 2005 sera sans doute cruciale pour le constructeur transalpin qui compte sur le lancement de nouveaux modèles pour se relancer sur un marché européen où il ne cesse de perdre des parts de marché.

La croissance 2004 s'est terminée sur une belle progression. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,8 % au dernier trimestre, contre 0 % au troisième, poussant la croissance à 2,3 % sur l'ensemble de l'année, rapporte La Tribune. Selon les conjoncturistes, l'économie française repose sur une croissance modérée et auto-entretenue, même si le PIB a enregistré sa plus belle évolution depuis trois ans. C'est la bonne tenue de la consommation des ménages qui explique la bonne tenue de la croissance, suivi par l'investissement des entreprises qui s'est un peu réveillé à la fin de l'année. Fait moins connu, la croissance doit également à la contribution exceptionnelle des stocks constitués pour faire face à la hausse des cours des matières premières et qui explique en partie pourquoi les retombées sur l'emploi se font si discrètes.

Peut-être une issue dans l'affaire Edison. L'imbroglio économico-diplomatique qui se déroule depuis quatre ans et le raid d'EDF sur une partie du capital de l'Italien et la signature d'option d'achats et de ventes avec les actionnaires d'Italenergia Bis, holding de tête d'Edison, pourrait trouver son épilogue. Selon La Tribune, deux distributeurs de gaz et d'électricité  de Milan et Brescia, AEM et ASM, seraient candidats au tour de table d'Italenergia. Le temps presse pour l'électricien français, les options de ventes détenues par trois banques italiennes ainsi que par Fiat arrivent à échéance à la fin du mois. Cela pourrait faire monter la facture à 3,7 milliards d'euros pour EDF, voire beaucoup plus s'il était contraint de lancer une OPA sur la totalité d'Edison. Dans tous les cas de figures, la sortie sera très coûteuse pour EDF.

Miele veut supprimer 10 % de ses postes.  La conjoncture est mauvaise dans l'électroménager, souligne La Tribune et Les Echos. Après le Suédois Electrolux la semaine dernière qui envisageait la fermeture de la moitié de ses usines européennes, voire le "spin off " de certaines branches, c'est au tour de l'Allemand Miele d'annoncer une restructuration, visant à réduire de 10 % ses effectifs outre-Rhin. Avec des résultats nets plus ou moins en repli, l'Américain Whirlpool, l'Italien Indesit et l'Allemand Bosch-Siemens ont déjà réagit. Tous les fabricants de produits blancs ont été touchés par l'envolée vertigineuse des prix des matières premières l'année dernière. Dans le gros électroménager, les coûts des approvisionnements, acier, matières plastiques diverses représentent 75 à 80 % du prix de revient d'un appareil.

Air Liquide veut encore grossir. Après la digestion de l'Allemand Messer, le groupe spécialisé dans les gaz industriels affirme avoir atteint la taille critique et disposer de tous les leviers pour une forte croissance organique, a déclaré dans une interview à La Tribune Benoît Potier, président du directoire. Pour autant, "de nouvelles acquisitions sont possibles, même s'il ne s'agit pas d'une recherche effrénée" a-t-il ajouté. La croissance de l'activité s'est située à 7,1 %, dans le haut de la fourchette des prévisions en 2004. Le groupe a réalisé 9,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires avec 35.000 salariés. Le groupe est assez concentré sur ses métiers, les activités en plus forte croissance sont celles de la grande industrie.

Concentration dans la pharmacie nipponne. Après la dérégulation dans le secteur de la pharmacie et la forte progression des compagnies étrangères, les spécialistes sont sous pression dans l'archipel indique le Financial Times. Sankyo et Daiichi Pharmaceutical, respectivement second et sixième du secteur au japon étudient un rapprochement afin de doper leur comptitivité, devant la baisse des prix des médicaments et la hausse des coûts de recherche et développement. La nouvelle entité ainsi créée pourrait atteindre 8,6 milliards de dollars de chiffre d'affaires.

Didier RAGU

A demain !


Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle