Quotidien des Usines

Le 19/07/05 - Prévatisation, le gouvernement accélère, ISF, Facom ...

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Privatisations, le gouvernement accélère. Avec la cession des trois principales sociétés d'autoroutes annoncée ce week-end, Dominique de Villepin pourrait battre le record de son prédécesseur, remarque Les Echos. Contrairement à France Télécom et à Gaz de France, où les actionnaires individuels ont été invités au capital et ont pu largement participer à la mise en bourse, l'Etat veut vendre les sociétés d'autoroutes à des investisseurs ou des industriels. Une manière de vendre au plus offrant et de réaliser les opérations plus rapidement, note La Tribune. Pour autant, avec une valorisation estimée autour de 13 milliards d'euros, ce seront près de 19 milliards que l'Etat pourrait engranger en quelques mois, soit nettement plus que le gouvernement Raffarin qui avait récolté seulement 13 milliards d'euros en trois ans.

La TP intégrée au budget 2006. La réforme de la taxe professionnelle, projet sans cesse repoussé depuis des années, mais relancé par le chef de l'Etat au début de l'année dernière, pourrait être intégrée dans le projet de budget 2006. Jean-François Copé aurait reçu un arbitrage favorable du Premier ministre pour tenter de gommer ses défauts, à savoir son assise principalement sur les investissements et le foncier. Sans suivre les recommandations du rapport Fouquet, qui préconise de l'asseoir à 80 % sur la valeur ajoutée, Bercy veut rétablir un véritable plafonnement de la TP, à 3,5 % de la valeur ajoutée, avec 2004 comme année de référence. L'Etat prendrait à sa charge pour 1,3 milliard d'euros, toutes les hausses de taux intervenues entre 1995 et 2004. Ce serait ensuite aux collectivités locales de prendre en charge tout dépassement du plafond, ce qui concerne 180.000 entreprises. Le ministre délégué au Budget dévoile sa stratégie dans un entretien à La Tribune.

Nouvelle offensive contre l'ISF. Les rapporteurs des commissions des finances de l'Assemblée et du Sénat, en échos au message du Chef de l'Etat le 14 juillet, entendent bien obtenir dans le cadre du projet de loi de finances 2006, des aménagements de l'impôt de solidarité sur la fortune. Un rapport de Gilles Carrez et Philippe Marini, remis la semaine dernière à Matignon par les deux présidents des commissions des finances Jean Arthuis et Pierre Méhaignerie, plaident pour revenir à un plafonnement de la cotisation des assujettis à l'ISF, note Les Echos. 350 délocalisations fiscales seraient enregistrées chaque année, pour des contribuables payant des cotisations sans communes mesures avec leur revenu, composé à 84 % par les revenus du patrimoine. Un amendement dans ce sens est prévu, de même que deux autres sur la transmission d'entreprises et la résidence principale.

Facom cédé plus vite que prévu. Le fabricant d'outillage, filiale du holding Fimalac, va être vendu à l'Américain Stanley Works, un grand nom de l'outillage qui réalise un chiffre d'affaires de 2,5 milliards d'euros - à plus de 70 % aux Etats-Unis - avec 15.000 salariés. Ce dernier à fait une offre de 410 millions d'euros en numéraire, pour une entreprise qui semble assez complémentaire. Facom est surtout présent dans l'industrie et l'automobile, alors que le groupe américain est plutôt spécialisé dans la construction et le bricolage. Après la vente des meubles Cassina le mois dernier, Fimalac va solder le dossier Strafor-Facom et se recentrer sur les activités financières. Marc Ladreit de Lacharrière, son président, s'explique sur ce désengagement dans une interview aux Echos.

Whirlpool intéressé par Hoover. Le numéro un mondial de l'électroménager, qui avait notamment absorbé les produits blancs du néerlandais Philips, prépare une offre sur le numéro trois du secteur, son compatriote Maytag, qui possède entre-autres les aspirateurs Hoover. Ce dernier est déjà la cible d'une double OPA, d'une part du fonds d'investissement new-yorkais Ripplewood et d'autre part du géant chinois de l'électroménager Haier, allié aux fonds Bain Capital et Blackstone. Whirlpool se lance dans une opération à près de 2,3 milliards d'euros, 1,35 milliard pour l'offre proprement dite et près d'un milliard de reprise de dettes, relève Les Echos. Maytag a connu récemment des problèmes et est légèrement tombé dans le rouge l'année dernière alors qu'il réalise des ventes de 4,7 milliards de dollars. Whirlpool compte redresser son concurrent grâce à d'importantes synergies et des mesures de délocalisation dans des pays où la main d'œuvre est moins chère.

Didier RAGU

A demain !

 

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